Avec Easter Lily, U2 signe un album qui ressemble à un retour aux sources émotionnelles du groupe tout en assumant une maturité nouvelle. Ce n’est pas un disque qui cherche à révolutionner quoi que ce soit : il cherche plutôt à réaffirmer une identité, à creuser un sillon spirituel, politique et intime que le groupe maîtrise depuis plus de quarante ans.
L’album baigne dans une lumière douce, parfois crépusculaire.
On y retrouve : des textures ambient proches de The Unforgettable Fire, des guitares en suspension typiques de The Edge, une voix de Bono plus fragile, moins héroïque, plus incarnée, une production qui privilégie l’espace, la réverbération, la lente montée émotionnelle. Ce n’est pas un album de slogans ou d’hymnes.
C’est un album réussi, mais pas un album révolutionnaire. Toujours étonné de la fraicheur vocal de Bono.