Electronic est le premier album studio du supergroupe britannique Electronic, composé de Bernard Sumner (ici au chant et aux claviers), ancien guitariste et claviériste de Joy Division et chanteur et guitariste de New Order, et de Johnny Marr (ici à la guitare et aux claviers), ancien guitariste des Smiths. Les deux musiciens s’occupent également de la programmation, avec l’aide de plusieurs invités. À noter que cet album est classé 96e au classement du Melody Marker.
Le premier titre est très intéressant, avec son mélange sombre de synthés et de guitares. Le rythme est dansant, mais lent : je le retiens.
Le deuxième n’est pas mauvais, mais tombe trop dans la synthpop datée. Sympa.
Le troisième est plus énergique et pêchu, avec ses percussions et sa batterie. Un bon titre, même si certaines structures sonnent un peu datées.
Le quatrième ressemble au deuxième. Ce n’est pas la participation de Neil Tennant des Pet Shop Boys au chant, accompagné de Chris Lowe aux claviers, qui sauve ce titre.
Le cinquième, par contre, est un must. Il en fait des tonnes dans le sucre, mais c’est l’un des sommets du genre synthpop. Si vous ne dansez pas là-dessus, vous êtes en état de mort clinique ! Au cœur du morceau, on retrouve cette fois encore Neil Tennant au chant et Chris Lowe, qui s’occupe ici de la synthé-basse. La batterie rend le tout moins mièvre.
Le sixième n’est pas mauvais non plus, mais c’est surtout son final instrumental qui est intéressant.
Le septième est sombre. On n’est plus vraiment dans la synthpop : on dirait presque de la musique classique. C’est bien, mais on pourrait aussi trouver le morceau anecdotique, avec ses deux minutes seulement.
Sur le huitième titre, le son mélange la patte de New Order dans les claviers et la guitare des Smiths. Le résultat est tellement détonant qu’il en devient assez addictif : ça ne ressemble à rien de connu. Très bon titre, là aussi, et l’un des plus connus du groupe. À noter également, vers la fin, l’arrivée de la chanteuse Denise Johnson, qui a notamment travaillé avec Primal Scream et New Order.
Le neuvième alterne le très bon et le nettement moins bon dans sa structure.
Le dixième est surprenant avec son hautbois, qui donne au morceau un côté plus langoureux. Son final est très bon, mais, malheureusement, la majeure partie du titre est assez chiante.
Le onzième change de registre avec sa batterie. Le début est assez génial : le morceau prend son temps, puis arrive un flow rap, suivi du chant. On dirait une sorte de Happy Mondays, hormis les passages rappés. Une véritable définition de la coolitude !
Au final, un album pas mauvais, mais je dois dire que la synthpop est le style que j’apprécie le moins. Pour les amateurs du genre, cet album est sûrement l’un des meilleurs.
Note: 14/20: je retiens les titres 1, 5, 8 et 11.