Avec Propaganda et Frankenstein, No One Is Innocent semblait renouer avec le son et les rythmiques des origines.
Avec Ennemis, changement de programme :
- retour des guitares qui sonnent comme des orgues de Staline,
- rythmiques qui ressemblent plus à une locomotive lancée pleine balle qu'à de la fusion Rock - Hip-Hop.
Au final, seule la radicalité des textes reste immuable (franchement marqué à gauche voire anarchiste) comme l'illustre le 1er titre Dobermann :
La résistance emmerde la haine nationale.
Indépendamment de tout débat sur les idées, One One conserve en authenticité ce qu'il perd en talent d'écriture (sic) avec comme leitmotiv la chanson Aux armes aux décibels :
Aux armes décibels, on veut plus de bruit ! […] Lève le poing et montre les crocs.
40mn pour 11 titres !
Le manque d'inspiration se fait cruellement sentir. D'ailleurs, cela se traduit par un opus d'un brièveté rare dans le monde du disque.
A l'arrivée, difficile de mettre en valeur une chanson par la qualité de la musique ou des textes. Seule Bulldozer semble se détacher du lot.
Et comme un symbole de cette voie sans issue, 1 an après, le groupe est dissous de fait (les 2 guitaristes et le batteur sont partis).