Au début des années 80, on aime les Fleshtones, les Unknowns et les Plimsouls, ce qu'on appellera un court instant le nouveau rock garage US, alors qu'il ne s'agissait que de l'enthousiasmant retour de l'innocence sixties (voire fifties...), boostée par l'énergie et l'inconscience des années punks. "Everywhere at once" sera le meilleur disque de cette épopée sauvage et naïve, où les guitares tranchantes, les voix acides et les mélodies joyeuses (Sha la la la, etc...) semblaient nous promettre une éternelle jeunesse, à nous comme au rock'n'roll. Et que la poussée de fièvre des Plimsouls n'ait été qu'éphémère ne la rend pas moins torride...
[Critique écrite en 1992]