John Zorn – Fantasma (Illusions From A Surrealist Mirror) – (juin 2025)
Cet album pourrait être une extension ou une continuation de « Heaven and Earth Magick » paru en deux mille vingt et un. On retrouve le même quartet, Stephen Gosling au piano, Sae Hashimoto au vibraphone, Jorge Roeder à la contrebasse et Ches Smith à la batterie. Ikue Mori à l’électro est invitée sur « The Philosophy of Weightlessness ».
Ce jazz de chambre évolue au fil des pièces, différents trios se combinent, pour un seul quatuor sur la dernière pièce, « Terra Firma Terra Incognita ». Les compositions sont un peu anciennes, composées entre deux mille dix-sept et deux mille vingt-trois.
Ainsi se succèdent un premier trio vibraphone, basse batterie, suivi par une seconde formation plus classique, piano basse batterie, l’arrivée d’Ikue Mori autorise le mélange vibraphone, batterie, électro et, la dernière pièce à quatre, voit le quartet au complet, sans l’invitée du jour.
Les quatre pièces tournent autour des quarante minutes, un partage équilibré entre les pièces, la première, « Paradise Regained » est formée de trois mouvements. L’album est extrêmement agréable, on y retrouve toutes les qualités maintes fois louées sur les albums de Zorn, y compris cette aptitude extraordinaire concernant l’application des musiciens à se glisser dans une précision millimétrée.
Un petit mot à propos de Stephen Gosling qui appartient au monde du piano de tradition classique, visiblement son adaptation avec une rythmique de type jazz se fait sans problème, l’écriture de Zorn se plie avec une grande flexibilité à tous les genres.
Un album de plus à ajouter dans l’escarcelle du démiurge, ici l’album est « patronné » par Tristan Tzara une personnalité qui siège dans la galerie de Zorn…