1997: Linda est très malade, Paulo sort son dernier album à ses côtés. C'est aussi celui qui suit les trois parutions des Beatles Anthologies pour lesquelles Mcartney s'est replongé avec ses deux acolytes dans les archives musicales, des versions très intéressantes et sur deux maquettes de Lennon : "free as a bird" et "real love".
Il y a chez Paul une volonté de rehausser le niveau, de proposer des musiques dignes des morceaux que sont "lady madonna", "blackbird" ou "dominoes" (oups l'anachronisme...)
Bref, c'est très réussit. "Somedays" est une chanson pour Linda (dès-fois je pleure pour ceux qui craignent le pire, dès fois, je ne me rappelle plus pourquoi je suis là). C'est peut-être la plus belle chanson de l'album, la voix de Paul est très touchante, on sent qu'il vit ce qu'il chante, et l'orchestration du regretté Georges Martin est tout en délicatesse, très british.
"Calico skies" est une ballade épurée, digne de "blackbird", écrite en 1991 pendant que Paul était à Long Island et faisait face à l'ouragan. La ballade "beautiful night", à l'origine conçue en 1986 pour l'album Return to Pepperland - jamais édité- est grandiose, la production, le piano, la mélodie et la partie finale avec Ringo est très festive. "Young boy" est une chanson pour son fils James ( vingt-ans à l'époque). Une très belle chanson enregistrée seule avec Steve Miller à la guitare électrique.
Le reste de l'album offre des chansons très plaisantes, enthousiasmantes, fraîches.
Il s'est débarrassé de son groupe et a appelé ses proches : Jeff Lyne, Steve Miller, Ringo Starr, Georges Martin, Goeff Emerick et son fils James. C'est presque la famille des Beatles réunie, d'ailleurs ça s'entend, ça ne fait pas semblant, ça n'imite pas, mieux, il y a tout le bagout de McCartney et l'envie de bien faire en ces temps difficiles.
En définitive une tarte succulente!