Damien : ça passe ou ça casse.
Appâter par une critique de Télérama, j'ai téléchargé (légalement) le premier album d'un dénommé Damien et intitulé "Flirt".
Drôle de disque tout de même. La pochette nous présente une photo surexposée façon arty du chanteur baisant gracieusement une main féminine. Impossible d'apercevoir le minois de la future idole. Aucune adulation de fans énamouré(e)s ne semble au programme de la maison de disque.
La première écoute de l'oeuvre m'a un peu intrigué. La voix, fragile, pas vraiment assurée, à la limite de la dissonance retient tout de suite l'attention. C'est assez particulier, agaçant au premier abord. A chaque début de chanson, on se dit que ce n'est pas terrible et puis finalement, on tend l'oreille et on se laisse bercer par la mélodie un peu étrange, pas immédiatement accrocheuse mais qui finit par nous emmener ailleurs. Cela est surement dû aux arrangements subtils genre bossa ou slow, très tendres, qui mine de rien, enveloppent parfaitement le timbre si particulier de Damien. Par moment cela fait songer à certains titres de Georges Moustaki dans sa période brésilienne.
Après plusieurs écoutes, la sensation reste la même. Aucune chanson ne rentre vraiment dans l'oreille, aucune ne viendra s'accrocher, entêtante, pour vous envahir la tête toute la journée. Non, chaque fois, c'est d'abord une impression de banalité qui prévaut puis, au final, l'agréable sensation d'un univers de douceur et de volupté.
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