Jaimie Branch – Fly Or Die Live (2021)


J’ai enfin reçu ce fameux « Fly Or Die Live » qui a dû traverser l’océan et connaître un parcours en zig et en zag avant de finir dans ma boîte, après une errance de près d’une demie année. Mais tout est bien qui finit bien, et les gars d’International Anthem ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour honorer le contrat, bien que le tirage soit limité…


C’est donc en live que l’on retrouve Jaimie Branch, au Moods de Zurich en Suisse, le vingt-trois janvier vingt-vingt et un. Ici ils rejouent presque l’intégralité du « Fly Or Die II: Bird Dogs Of Paradise » et une bonne partie du premier volume également. Mais tout change, la musique est quasi « naked » pour paraphraser le fameux « Let it Be », comprendre ici qu’elle est sans sophistications, brute et nue, chaude et joyeuse, assez « rock » dans l’esprit, sans fioriture et assez « brut de décoffrage ».


Jaimie est à la trompette, au vibraslap et elle chante, elle est soutenue par le violoncelliste Lester St. Louis, le contrebassiste Jason Ajemian et le batteur, percussionniste et joueur de mbira Chad Taylor dont on parle assez souvent par ici, beaucoup chantent et percussionnent également. Un simple quartet qui nous en met plein les oreilles, car, en live, ce qu’ils veulent c’est toucher le public, lui donner envie de bouger et lui faire partager un bon moment festif et joyeux.


Il faut dire que cette tournée européenne était importante pour le groupe, particulièrement ce concert de Zurich qui était enregistré en vue de ce live. Le point fort du groupe, outre la grande qualité des musiciens, c’est leur aisance à l’improvisation, le « liant » de ce concert qui avance au fil de la re-création, en suivant l’ordre des pièces, alternant rythmes rapides et rythmes lents, passages énergivores et d’autres carrément planants, décharnés.


« Je pense que c'est le meilleur que nous ayons jamais joué » déclarera quelques mois plus tard Jaimie Branch à l’écoute des bandes de ce concert. Voici aussi ce qu’elle déclara à propos de « Prayer » :


« Il y a un moment dans la deuxième partie de la chanson, quand Jason retourne la ligne de basse, il y a, à ce moment une bizarrerie, mais personne ne s'arrête […] Alors j'ai juste ajouté une demi-mesure de plus d'une voix, parce que j'ai compris que Jason était bancal. Et puis Chad a ajouté une note de remplissage. C'est ma partie préférée de tout le disque parce que j'entends l'erreur et je nous entends passer au bulldozer, transformer l'erreur en danse – parce que c'est vraiment ce qu'il y a au cœur de tout cela, la musique devenue danse. »


Ce sera l'ultime chant de Jaimie qui nous a quitté depuis...


xeres
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le 12 déc. 2022

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