Byard Lancaster – Funny Funky Rib Crib – (1979)
Cet album de soixante-dix-neuf paru sur « Palm », le label français créé par Jef Gilson, est le dernier d’une série de quatre, d’ailleurs il contient des pièces venues de plusieurs sessions, ce qui n’aide pas pour savoir qui joue quoi et avec qui…
Pour autant c’est une sorte de pépite, vraiment excellent, qui pourra plaire à beaucoup. Il semble même qu’il ait été créé pour ça, tout est dans le titre d’ailleurs, qui dévoile le contenu, au menu une sorte de mélange entre jazz et funk, on pourrait simplifier en disant : « John Coltrane rencontre James Brown », même si c’est évidemment excessif, l’esprit est bien là !
Alors ça groove d’un bout à l’autre et ça fait plaisir, le temps d’une quarantaine de minutes, ce qui le place dans les standards de l’époque. Mais il y a un peu plus, avec deux pièces qui tranchent un peu. L’extraordinaire « Work And Pray » qui penche côté blues et avance lentement, Byard Lancaster y chante avec conviction et régale vraiment.
Tout comme sur le merveilleux « Loving Kindness » qui se balade dans les folklores, avec Byard qui se partage entre la voix et la flûte. Mais le cœur de l’album c’est bien sûr le délicieux funk/jazz qui s’écoule avec magie sur les autres pièces, « Just test » qui ouvre, les deux « Rib Crib » du milieu, qui atteignent ensemble les dix-neuf minutes, et l’énorme « Dogtown » qui clôt les réjouissances de la meilleure des manières, avec un excellent François Nyombo à la guitare.
Cet album se défend tout seul et l’écouter c’est l’adopter, côté musiciens il y a, outre le guitariste, Byard Lancaster aux saxs, à la flûte, au chant ainsi qu’au piano, qui compose également, Eric Denfert aux saxs, Zizi Japhet à la basse, Sylvain Marc à la basse et à la batterie, Frank Raholison et Steve McCall à la batterie, Francois Tusques au piano, Del Rabenja au piano et au sax, Joseph Traindl au trombone et Clint Jackson à la trompette. Les différentes sessions expliquent cette énumération un peu foutoir, mais ils sont tous là, particulièrement les recrues de Jeff Gilson.