GLOW ON

C’est bien plus qu’un album hardcore. C’est une déclaration d’identité, un point de bascule. Dès les premières notes, j’ai compris que Turnstile avait atteint un nouveau sommet : ils ne sont plus seulement un groupe à énergie brute, ils sont devenus une expérience sonore à part entière. Une sorte de transe collective, où chaque morceau t’emporte ailleurs, sans jamais perdre cette base hardcore qui les définit.


Ce que j’ai ressenti ici, je ne l’avais jamais vraiment eu avec les albums précédents — pourtant déjà solides. Il y a toujours cette force physique, cette batterie qui cogne avec une précision chirurgicale et une créativité qui force le respect. Mais il y a aussi, désormais, de la respiration. De l’élan. Des couleurs nouvelles. On passe sans effort du pogo mental au rêve éveillé.


Des morceaux comme "Mystery" ou "Blackout" frappent fort, avec des refrains entêtants et une urgence maîtrisée. "Don’t Play" est un concentré de tension libérée. "Holiday", c’est un tube qui ne dit pas son nom, entre rage et euphorie. Et puis il y a "Underwater Boi", un ovni shoegaze/indie totalement inattendu, qui m’a laissé flottant. "Fly Again", lui, m’a touché plus intimement — comme si derrière tout le bruit, le groupe parlait enfin à cœur ouvert.


Ce que j’aime profondément, c’est que Turnstile ne renie rien de ce qu’ils sont. Ils gardent leur cœur punk, mais ils osent aller chercher ailleurs : dans le R&B, le dream pop, le psyché, la soul même parfois. Et ça fonctionne, car tout est parfaitement intégré. Pas d’effet de style, juste une évolution naturelle, sincère.


La production (signée Mike Elizondo, qui a bossé avec Dr. Dre, Fiona Apple, Mastodon...) donne une ampleur incroyable à l’ensemble. Chaque instrument respire, chaque break a de l’espace, et le tout sonne massif sans jamais être écrasant.


C’est un album lumineux, comme son nom l’indique. Il brille. Il pulse. Il dégage quelque chose de rare : une joie violente, une liberté sonore totale. GLOW ON, c’est Turnstile au sommet de son art. Et c’est surtout l’un des meilleurs albums que j’ai entendus depuis longtemps.


9/10 ?

Falkinth
9
Écrit par

Créée

le 29 juin 2025

Critique lue 18 fois

GLOW ON

GLOW ON

8

GuillaumeL666

le 12 janv. 2022

Suivre

A little TLC

À l'heure où les plateformes de streaming, bien qu'elles offrent la possibilité à énormément de gens d'accéder à une infinité de genres musicaux, confortent de plus en plus les gens dans leur bulle...

GLOW ON

GLOW ON

8

Magollum

le 4 févr. 2022

Suivre

Critique de GLOW ON par Magollum

Moins énervé que le précédent « Time and Space », l’album « Glow On » du groupe de punk hardcore de Baltimore innove et explore de nouvelles possibilités. Turnstile n’hésite pas à faire appel à...

GLOW ON

GLOW ON

9

CdricC_

le 11 janv. 2022

Suivre

La fusion du riff et du groove

Voilà un album à l’énergie spectaculaire et au pouvoir euphorisant certain. Turnstile joue vite, joue fort, mais garde toujours un rythme, un groove, qui donne le sourire et l'envie de hocher la tête...

2016 - 2018

2016 - 2018

10

Falkinth

le 17 janv. 2021

Suivre

Récit d'un néophyte du rap fr

2016 - 2018 Si vous êtes ici pour lire une critique constructive sur cette compilation, passer votre chemin. Je n'arriverais pas à décrire les textes de Népal mais je vais tenter d'écrire le ressenti...

Got to Be There

Got to Be There

5

Falkinth

le 15 août 2018

Suivre

The Begining

Got To Be There Ah.. Michael Jackson.. Tellement de choses à dire sur cet artiste, un personnage a lui tout seul qui a eu une évolution étonnante voir même troublante. Je me lance donc dans la...

Blood Sugar Sex Magik

Blood Sugar Sex Magik

8

Falkinth

le 9 juin 2017

Suivre

Sang Sucre Sexe Magie

Encore une fois le groupe nous sort seulement deux après Mother's Milk leur 5 éme album. Premier vrai album que j'ai aimé des Red Hot, ils se sont bien améliorer sur la conception de leurs chansons,...