GLOW ON
7.4
GLOW ON

Album de Turnstile (2021)

GLOW ON

C’est bien plus qu’un album hardcore. C’est une déclaration d’identité, un point de bascule. Dès les premières notes, j’ai compris que Turnstile avait atteint un nouveau sommet : ils ne sont plus seulement un groupe à énergie brute, ils sont devenus une expérience sonore à part entière. Une sorte de transe collective, où chaque morceau t’emporte ailleurs, sans jamais perdre cette base hardcore qui les définit.


Ce que j’ai ressenti ici, je ne l’avais jamais vraiment eu avec les albums précédents — pourtant déjà solides. Il y a toujours cette force physique, cette batterie qui cogne avec une précision chirurgicale et une créativité qui force le respect. Mais il y a aussi, désormais, de la respiration. De l’élan. Des couleurs nouvelles. On passe sans effort du pogo mental au rêve éveillé.


Des morceaux comme "Mystery" ou "Blackout" frappent fort, avec des refrains entêtants et une urgence maîtrisée. "Don’t Play" est un concentré de tension libérée. "Holiday", c’est un tube qui ne dit pas son nom, entre rage et euphorie. Et puis il y a "Underwater Boi", un ovni shoegaze/indie totalement inattendu, qui m’a laissé flottant. "Fly Again", lui, m’a touché plus intimement — comme si derrière tout le bruit, le groupe parlait enfin à cœur ouvert.


Ce que j’aime profondément, c’est que Turnstile ne renie rien de ce qu’ils sont. Ils gardent leur cœur punk, mais ils osent aller chercher ailleurs : dans le R&B, le dream pop, le psyché, la soul même parfois. Et ça fonctionne, car tout est parfaitement intégré. Pas d’effet de style, juste une évolution naturelle, sincère.


La production (signée Mike Elizondo, qui a bossé avec Dr. Dre, Fiona Apple, Mastodon...) donne une ampleur incroyable à l’ensemble. Chaque instrument respire, chaque break a de l’espace, et le tout sonne massif sans jamais être écrasant.


C’est un album lumineux, comme son nom l’indique. Il brille. Il pulse. Il dégage quelque chose de rare : une joie violente, une liberté sonore totale. GLOW ON, c’est Turnstile au sommet de son art. Et c’est surtout l’un des meilleurs albums que j’ai entendus depuis longtemps.


9/10 ?

Falkinth
9
Écrit par

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le 29 juin 2025

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Falkinth

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