Si mon âme de musicien est résolument tournée vers le rock et sa frénésie électrique, j’ai la chance de porter en moi un éclectisme congénital qui me permet de ne pas m’encombrer d’œillères (en même temps que m’attirer les faveurs de la gente féminine, mais cela est une autre histoire) et de me laisser porter uniquement par les émotions que me procure la musique, indépendamment du style de cette dernière, et quelque soit le groupe ou l’artiste qui s’immisce dans mes conduits auditifs et fait vibrer mes tympans. Et si cette vibration tympanique s’accompagne d’un frémissement au plus profond de mes entrailles, alors je m’abandonne complètement aux émotions qui parcourent mon corps... Et les émotions qui se sont abattues sur moi en écoutant guérir, le premier album de marguerite, ont été diluviennes !
La jeune artiste offre à son public un disque riche où les mélodies entraînantes, les morceaux qui donnent envie de danser (bellevie, un peu beaucoup, la boss), côtoient des chansons élégiaques qui prennent aux tripes (crash test, la famille, les fourmis) et des manifestes féministes (mon ventre). Mention spéciale à frida, un morceau où marguerite parle avec humour de son monosourcil, un attribut physique qui lui a valu une déferlante de messages haineux sur les réseaux sociaux (si l’être humain était intelligent, ça se saurait, depuis le temps). Onze titres pour 34 minutes de pur bonheur.
Je n’ai maintenant plus qu’une hâte, découvrir quelle vie marguerite va donner à ces morceaux en concert. Rendez-vous est donc pris sur la scène de la Vapeur le 30 janvier prochain pour voir cela !