Didier Malherbe, Loy Ehrlich – Hadouk – (1996)
Pour préciser les choses, cet enregistrement, sorti en quatre-vingt-quinze ou quatre-vingt-seize selon les sources, est offert avec l’achat du dernier né, « Le concile des oiseaux », l’ensemble est donc paru sous la forme d’un double Cd, dont voici l’élément le plus ancien, réédité avec le sous-titre « Le bal des Oiseaux ».
Je suis un grand fan de Malherbe ou du Hadouk Trio, et cette réédition avait peu de chance de m’échapper. C’est beau comme d’hab, avec tous ces accents « worlds » qui sonnent si bien et font tant plaisir. Toutes les cordes et les anches du monde se retrouvent sur cette galette, accompagnée de ces tambours anciens et de ces percus si essentielles.
Mais ils ne sont pas deux, car Steve Shehan, qui deviendra bientôt le troisième pilier, est déjà là, en tant qu’accompagnateur invité, il joue de la calebasse et du shekéré, une calebasse associée à des perles ou à des graines, que l’on trouve en Afrique de l’ouest, à Cuba ou au Brésil.
Loy Ehrlich est également multi-instrumentiste, ainsi il joue su hajouj, une sorte de guembri, de la kora, du Sanza M’bira, un lamellophone, du bolong, de l’ukulélé, des claviers, tablas et autres percus. Didier Malherbe joue du doudouk, des flûtes, de l’ocarina ainsi que du sax soprano et des clarinettes bambou, de la guimbarde et des percus.
Avec ce tour du monde des instruments, nous sommes invités à l’écoute d’un album avec des mélodies souvent simples, courtes comme des chansons, qui se suivent et s’enchainent dans la bonne humeur, cette musique instrumentale n’est sans doute pas de la pure famille jazz, mais elle vagabonde à travers le monde avec innocence et joie, laissant derrière elle un souvenir souvent prégnant. On remarque « Hadouk », « Vol de Nuit », « Loukoumotive », « Montaulieu », « Callibistri » ou « Caspienne Blues ».
Un ajout idéal, comme un cadeau, qui complète fort bien « Le Concile des Oiseaux », en offrant un retour en arrière avec de belles pièces, souvent sensibles, signées Malherbe/Ehrlich.