Hadouk - Le Concile des Oiseaux – (2024)


Voici donc le dernier album du duo Didier Malherbe et Loy Ehrlich, qui sort pour fêter les trente années de compagnonnage, avec, en bonus « Le bal des Oiseaux » déjà évoqué. L’album est bien celui d’un duo, si on excepte « Le Concile des Oiseaux » ou Steve Shehan joue des balais berbères et Tao Ehrlich des cymbales.


Dès la première pièce « Hadouk Song » on retrouve cette ballade folk autour du monde avec tous ces instruments venus du monde entier, je n’en fais pas cette fois la liste, mais on commence à bien la connaître à force de les rencontrer, au sein du Hadouk Trio ou Quartet également. Il est d’ailleurs noté sur le livret d’accompagnement, « Merci aux luthiers » avec la liste de ceux-ci et les instruments qui leur correspondent.


On comprend bien la correspondance entre le premier album travaillé dès l’année soixante-dix et celui-ci, qui le regarde en miroir, comme un écho. Est-ce la fin d’un voyage ? L’ultime parution de cette collaboration hors normes ? Si c’est le cas, espérons que le trio ou le quartet continueront encore à vivre, et à travers eux, une face de la planète « Gong » qui nous fit tant de bien.


L’album est rural, terreux, enraciné, il remonte aux souvenirs d’une rencontre entre Didier, installé dans une bergerie avec le groupe Gong, et Loy, qui vit plus loin dans un cabanon, et fait de temps en temps le berger de la vallée…


Ce retour aux sources s’est nécessairement enrichi de l’expérience des deux vies et cela se sent, la maturité sereine évite les facilités et les risques qui s’imposent à l’audace de la jeunesse. En conséquence ce retour est parfaitement calibré et maîtrisé, de bout en bout.


La forme reste la même cependant, dix titres au format instrumental qui tournent entre deux minutes trente et cinq minutes au plus, aller à l’essentiel et discourir avec pertinence. Il n’y a aucune faiblesse et l’album se tient haut.


Tout juste pourrait-on saluer quelques titres, comme « Hadouk Song », « Soli Fugae », « Haj Bawu Blues », « le Concile des Oiseaux » ou encore « Cellito & Doudouk, d'Amore » ou « El Jazzouli » …

xeres
9
Écrit par

Créée

le 19 juil. 2025

Critique lue 9 fois

xeres

Écrit par

Critique lue 9 fois

Du même critique

Lanquidity

Lanquidity

10

xeres

2143 critiques

Un voyage dans le "Space-Jazz-Rock"...

Plus que tout autre, Sun Ra est une bibliothèque, il a parcouru, lu et écrit l'histoire du jazz, de l’intérieur, il a vécu les évolutions et participé aux révolutions. Membre actif de cette longue...

le 28 févr. 2016

Bitches Brew

Bitches Brew

10

xeres

2143 critiques

Critique de Bitches Brew par xeres

Ce qui frappe en premier lieu, c’est la beauté de la pochette créée par Mati Klarwein. On la devine symbolique, plus particulièrement quand elle s’offre déployée, pochette gatefold ouverte. On...

le 5 mars 2016

Both Directions at Once: The Lost Album

Both Directions at Once: The Lost Album

10

xeres

2143 critiques

Critique de Both Directions at Once: The Lost Album par xeres

« Il » est arrivé ce matin, bien protégé, sous cellophane, belle pochette avec deux triangles découpés laissant apercevoir la sous-pochette… Le vinyle avec le prestigieux macaron « Impulse »,...

le 2 juil. 2018