Compilé par le groupe Hadra (organisateur de soirées français originaire de Grenoble) et masterisé par Johannes (Silicon Sound).
1. Rinkadink (Werner Van Jaarsverld) utilise une belle diversité de sons frais, ce qui devient rare de nos jours.
You are not who you are, quel message étrange, mais quel son incroyable ! Pas besoin de mots superflus, juste une écoute.
2. Triskell (Fred Sauvand) avec Hyperflux délivre des harmonies psychotiques avec des sonorités colorées, ornées et hétéroclites. Il faut avouer qu'il a vraiment fait un effort sur ce morceau.
3. Hyperfrequencies (Gilles Beraud) fait une blague sur le mot avec le nom de son morceau. Au début, j'ai pensé que c'était une référence à The Shamen – L.S.I (Love Sexe Intelligence), en effet L.S.I est la prononciation phonétique française de « elle est si… ». L'échantillon utilisé est celui d'un grand musicien français décédé : Serge Gainsbourg, qui parle d'un poème qu'il a écrit. J'aime beaucoup l'utilisation de cet échantillon amusant dans le morceau. De plus, ce morceau est l'occasion idéale pour les fêtards trance de draguer des filles psytrance sur la piste de danse.
À part ça, LSI est un morceau psytrance joyeux, dynamique et hystérique (avec le bruit de la foule). Votre corps se transforme en composant en caoutchouc, vous obtenez une grande élasticité : un seul saut vous oblige à sauter pendant tout le morceau avant de revenir à la normale.
4. Collaboration intéressante entre Jahbo vs Shotu (alias Dj Leptit de Hadra) avec Suddha (Jahbo Roelike, David Marmin, Nicolas Pineau). Ils ont organisé un voyage psy Hubbles à travers le cosmos dans le but évident d'établir une communication extraterrestre et de convertir ces nouvelles populations à la psytrance. Nom de code : Blabla.
5. Digital Talk & Triskell (Julien Fougea & Fred Sauvand) pour Dream Scratcher, qui me rappelle plusieurs morceaux de l'album New Age Surf de Digital Talk. Sinon, je ne suis pas totalement convaincu de l'efficacité du travail en synergie entre les deux artistes.
6. Absolum (Chtistof Drouillet) a l'honneur d'intituler son morceau « Hadracadabra », alors que ce n'est pas le plus intéressant de la compilation, tant pis. Si vous aimez le son C.P.U., je veux dire les grosses soirées grinçantes, celui-ci est fait pour vous.
7. Hergma (Driss Bouayad, Gaelan, Fred Sauvand) - Mali est le deuxième morceau d'un membre d'Hadra (Dj Driss).
Malheureusement, je n'arrive pas à comprendre l'esprit de Mali, et bien sûr, cela ne m'aide pas à le comprendre (je vais persévérer).
8. Rastaliens (Jurgen Kassel & Ralph Knobloch) nous offre un morceau rapide, mais la mélodie manque un peu de conviction et les leads semblent un peu effacés par rapport à la ligne de basse ; c'est dommage (la faute vient probablement d'un mastering moins bon).
9. Tiya (Cynthia Koch & Christof Drouillet) termine avec Relax, un morceau dont je me demande toujours s'il a été composé à un bpm élevé puis abaissé au tempo actuel ou directement au tempo qu'on écoute.
Quoi qu'il en soit, il y a un effet de ralenti tout du long, et ça me gêne un peu. Je préfère quand les productions chill flottent, même si ce n'est pas si mal après tout de ralentir pour la fin d'une compilation.
Points forts : 1, 3, 4
Principal regret : la présence excessive de Triskell (3 titres, c'est trop pour une compilation),
mais bienvenue et bonne chance à ce nouveau label français : Hadra.