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Le voici enfin, le premier album tant attendu de la révélation Bölzer.
Je vais commencer par ce qui fâche : la couverture. Elle est certes très symbolique, mais elle fait mal aux yeux, c'est un fait. Et elle tranche avec la sobriété de celles des sorties précédentes. Soit.
Musicalement parlant, Bölzer a fait un grand pas en avant dans son évolution, et m'est avis que ça n'a pas été forcément du goût de tout le monde.
Après la courte intro, qui est surtout là pour annoncer un album avec une grosse production (ce son de batterie !), les Suisses enchaînent avec un titre dans leur style habituel mais qui ne tarde pas à annoncer la nouvelle couleur : l'arrivée du chant clair. Ce qui frappe d'emblée, c'est qu'Okoi, malgré toute sa bonne volonté, n'est pas un excellent chanteur ; sa voix est un peu particulière dans son timbre, pas très puissante et il la force un peu trop dans les aigus. Vous voilà prévenus. Malgré ce défaut technique, on finit par s'y faire, et je dois admettre après plusieurs écoutes attentives que le chant est bien intégré au reste, même s'il y aurait pu en avoir moins. En contrepartie, Okoi a plus de coffre pour le chant hurlé, qu'il maîtrise sans problème.
Quant aux riffs, ils sont terriblement inspirés. Les mélodies sont moins aériennes qu'auparavant, plus axées sur les graves. Mais je trouve qu'ils y ont gagné en puissance. Il y a quelque chose de majestueux qui se dégage de certains morceaux, Hero en tête de liste. La tendance épique qu'on leur connaissait déjà ressort encore davantage ici.
Et malgré ces quelques changements (majeurs, faut-il le dire), la personnalité et le style propre à Bölzer sont demeurés intacts. Hero est un très bel album, racé et de grande classe.
Les plus attentifs et connaisseurs d'entre vous auront certainement reconnu le chant hurlé typique de Sturla Vidar (Svartidaudi) sur le titre Phosphor.
Retrouvez cette chronique sur le site auxportesdumetal.com
Créée
le 29 janv. 2017
Critique lue 154 fois
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