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le 18 sept. 2015
SuivreDark Paradise.
Après plusieurs albums et EP aux fortunes diverses, dans lesquels elle développait un univers hybride, à la fois pop, R'N'B, et symphonique, "Honeymoon" semble marquer la maturité de Lana Del Rey...
Lana telle qu'on l'attendait, débarrassée autant des tics RnB de "Born to Die" que de l'horrible production "lynchiano-rock" concoctée par Dan Auerbach pour son "Ultraviolence" largement raté : sa voix, belle, touchante, superbe même par instants, et le minimum d'instruments et d'effets autour. Sur des morceaux uniformément lents, mais sans l'affectation (ou la provocation maladroite) qui servait de défense à Lana jusqu'à aujourd'hui. Et le résultat est magnifique. Magnifique de naturel, de tristesse, de profondeur même, un mot que l'on désespérait d'associer à Lana un jour. Si les mélodies n'ont plus ce côté accrocheur qui en avait fait le succès, elles sont cette fois suffisamment tangibles pour échapper à la stase cotonneuse qui rendait "Ultraviolence" aussi ennuyeux : on voyage au contraire au fil des chansons d'une forme d'extase désespérée à une autre, parvenant çà et là à des hauteurs vertigineuses que Lana n'avait encore jamais atteintes. Il y en a qui appellent ça la maturité, je pencherais plutôt pour un état de grâce - peut-être même passager. Faisons donc une croix sur toutes les polémiques stériles sur Lana del Rey, oublions les désillusions du "live" qui n'est pas son domaine, et enfermons nous dans une chambre obscure en compagnie des chansons de "Honeymoon". C'est pour nous qu'elles ont été écrites et chantées, pour nous qui recherchons encore et toujours la beauté. Merci, Lana, pour avoir réalisé l'un de nos rêves !
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Créée
le 26 sept. 2015
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le 18 sept. 2015
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