S'installer tranquillement, placer le diamant sur la platine et se laisser emporter.
S'il est une chose que Peter Gabriel aura su faire tout au long de sa carrière, ce fut de sortir des albums hétéroclites tout au long de sa carrière solo. Tantôt personnel, tantôt commercial, le « maître » n’aura fait que créer tout en distanciant ses titres d’un repère olfactif.
Ce qui n’est plus le cas… Mais ce n’est là pas une mauvaise chose en soit. Si l’on trouver un riff de « Digging in the dirt » dans « Panopticon », voire une nuance de « Kiss that frog » dans le titre « Road to joy », on ne peut que savourer ces placements justement modifiés pour apporter à leur rythme une consonance différente.
On aurait pu lui reprocher, mais n’était-ce pas là aussi le but recherché ? Est-ce qu’I/O ne boucle pas la boucle ? Des nouvelles créations encrées dans des mélodies dont le souvenir nous rappelle à toute sa carrière ? Et si I/O, avec ses sons reconnus, était le dernier album de Peter Gabriel et s’il en avait décidé ainsi ? Après tout, cet album aura mis 20 ans à se réaliser depuis la sortie du précédent « Up » en tant qu’album de créations originales. Ce serait un coup portés aux fans, certes, mais quel bon album pour finir sa carrière en beauté.
Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ouvertement. J’espère me tromper et que l’artiste nous sorte encore, pour notre plaisir, des chansons, même issues du fond de tiroir qui pourront ravir à coup sûr.
Chaque album a connu son lot de grand titre majestueux, du Secret World, du Signal to noise pour ne citer que les plus récents, et sur cet album, du Four Kinds of horses.
Et cet album, son petit bijou nommé plus haut ainsi que tous les titres qui lui font suite… Comment dire ?... Installer vous tranquillement, placez le diamant sur la platine et laissez vous emporter, frissonnez, profitez….