Carlos Niño & Friends – (I'm just) Chillin', on Fire – (2023)


Carlos Niño a conçu cet album comme étant le rapprochement et même une sorte de fusion, entre le jazz et l’ambient, en ce sens il incarne assez bien une mouvance qui s’étend dans la musique d’aujourd’hui, s’installe et prend une certaine ampleur. On pourrait l’appeler également de la musique écolo, ou mieux une sorte de musique naturelle, qui se rapproche des éléments, la terre, l’eau, le feu et la vie…


Ce n’est pas pour rien s’il prétend jouer des plantes, quel meilleur symbole pour rendre hommage à la nature, à la vie ! Alors Carlos prend au jazz ses instruments, ses anches et ses cuivres, et bien sûr, plus que tout, ses percus dont il joue, il prend aussi la liberté et les impros. Il prend à l’électro les synthés, les boucles et les nappes sonores, l’ambiance qui plane et s’envole, il aime aussi faire durer le temps, le prendre, et avancer lentement par petites touches…


Ainsi ce double album se présente sous la forme d’un patchwork de dix-sept compos, dix-sept vignettes qui se côtoient et se suivent, on pourrait dire en enfilade, bien que ce ne soit pas le cas, pourtant chacune est la sœur de l’autre, elles se regardent et se répondent comme un miroir qui renvoie une image, sous un autre angle, parties d’un paysage plus grand qui pourrait s’étendre encore…


Et puis il y a « les amis » qui sont là, rien moins qu’une trentaine qui passent et qui laissent une trace, un témoignage amical, Adam Rudolph, André 3000 et sa fameuse flûte, Jamire Williams, Kamasi Washington, Nate Mercereau, Photay, pour ne citer que les plus connus, mais rien n’y fait, l’unité artistique est maintenue, comme contenue dans l’œuvre, par les forces de l’esprit qui s’agitent ici…


Car une énergie identique circule ici, à basse densité, avec une dominance terrestre, fluide et spatiale, le tout mélangé, avec les bruits du vent, des océans et des mouvements qui purifient, la vie pullule, éclate et prolifère…


Au niveau des compos il est difficile d’en extraire une plus que l’autre, mais certaines sont plus identifiables comme « Taaaud » avec Nate Mercereau à la guitare ou le morceau d’ouverture « Venice 100720, Hands In Soil » avec Jamire Williams, « Flutestargate » fruit d’un duo batterie/guitare, « Transcendental Bounce, Run to it » ou « Love Dedication (for Annelise) » et ses voix, on entend Kamasi Washington sur la dernière piste, « Eightspace » …


Un très bel album signé par le Shaman…

xeres
10
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le 8 juil. 2025

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xeres

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