Retour avec A.R. Penck et TTT ainsi que d’invités prestigieux pour une longue impro de plus d’une heure et quinze minutes. Pour connaître les participants il faut creuser un peu plus loin qu’avec la seule documentation du livret d’accompagnement du Cd qui s’avère très partiell en informations. Il signale la présence de Gunter Hampel au vibraphone, à la flûte ainsi qu’à la basse clarinette ainsi que de son épouse l’extraordinaire Jeanne Lee au chant.


A.R. Penck est cette fois-ci à la batterie où il s’avère très efficace et Frank Wollny joue de la basse. Il faut ajouter Alan Silva aux claviers et Butch Morris au cornet et à la flûte, ces dernières informations sont connues grâce à la présentation du groupe vers la trente - sixième minute. Autre particularité, il n’y a pas de séparation entre les trois morceaux joués, le Cd se présente d’un seul tenant appelé « untitled », du Penck, quoi...


Côté musique le nom même des participants nous met à l’abri d’une déception mais, côté son, quelques bruits persistants du côté du canal gauche peuvent occasionner une gêne passagère en début d’écoute. A.R. Penck retrouve son instrument de prédilection, la batterie, ce qui lui permet d’élever son niveau de jeu, pour ce qui est de la maîtrise technique. D’un autre côté il n’a jamais été établi que la maîtrise technique est obligatoire pour faire passer son ressenti au travers de la musique…


C’est aussi une grande joie de retrouver Jeanne Lee au chant, vers la vingt-septième minute, où elle vocalise et improvise à la façon dont elle procède dans son groupe aux côtés de Gunter Hampel. C’est un peu éloigné de son expérience aux côtés de Ran Blake ou de Shepp sur Blase. Bien emmenée par ses partenaires elle s’envole petit à petit, et, le riche cocon qui l’entoure participe à cette liberté trouvée, le passage est magnifique.


Le Cd dans la durée est porté par une haute tenue musicale, sur la seconde pièce Gunter Hampel excelle à la clarinette basse, avec laquelle il délivre un solo extrêmement trippant. Il faudrait aussi s’arrêter sur Butch Morris également, ou Alan Silva, excellent au clavier, ou encore Frank Wollny à la basse, tous participent également à la réussite de ce bel album.

xeres
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le 15 avr. 2026

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