Il est évident que « In requiem » est un album 100% métal mais en voulant à tout prix retrouver une légitimité dans son style de prédilection, Paradise Lost appauvrit pour moi considérablement son style pourtant en évolution constante depuis ses débuts.
Ainsi les mélodies de guitares de Mackintosh jadis dotées de pouvoirs quasi hypnotiques s’évanouissent ici au profit d’un style plus pataud et surtout manquant cruellement d’âme.
Alors certes le retour des gros riffs de sortie pourra sans doute ravir les fans aux gouts les plus étroits mais l’émotion qui prenait jadis aux tripes est donc pour moi ici bel et bien partie en fumée.
Malgré une poignée de rares bon titres bien esseulés, « In requiem » ressemble pour moi à une mauvaise copie de « Draconian times » réalisée par un cancre du dernier rang.
Me laissant pétri de doute, « In requiem » est donc à se demander si le groupe a eu raison de revenir à ses racines douze ans après son chef d’œuvre.
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