In Shadows Lies Utopia par AntoineRA
C’est l’histoire d’un mec qui s’appelle Jimmy Persson, mais que tout le monde surnomme Judas. Je ne saurais vous dire s’il y a une quelconque histoire de trahison là-dessous. Ce gars fait de la batterie dans un petit groupe suédois : SOILWORK. On est en 1998, et la formation sort son premier album : Steelbath Suicide. Après cela, Judas ne se voit pas continuer à jouer ce genre de musique, donc il vogue vers des horizons différents. Six ans plus tard, alors que ses anciens camarades de jeu font des émules, il décide de créer son propre groupe. C’est l’histoire de FAITHFUL DARKNESS, combo suédois parmi tant d’autres qui, en 2008, offre un premier long - In Shadows Lies Utopia - résolument ancré dans la tradition du pays.
Mais l’album parvient à convaincre, de par l’atmosphère qui s’en dégage, maintenue par la claviériste Andrea Green. Avec ses sonorités théâtrales, orchestrales, et surtout sombres, qui rappellent quelques fois le Eden Fire de SONIC SYNDICATE et surtout CHILDREN OF BODOM, l’instrument offre des partitions bien accrocheuses.
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Bien entendu, les refrains sont privilégiés, même s’il s’agit souvent d’une ou deux phrases dans la piste, et la majeure partie des agencements se veulent entraînants de leur dynamique, surtout avec la présence d’un overdub caverneux. Le growl, c’est le moyen d’expression favori d’Erik Nilsson qui en couvre le disque. Grâce à son timbre éraillé qui s’accorde au ton acerbe des guitares, il offre un côté offensif délectable.
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Cependant, cette application plus professionnelle joue sans doute un rôle dans la perte de cet aspect massif incessant lorsque l’on écoute un de leurs albums. Un excellent travail a été réalisé mais, justement, on y perd assurément en ambiance. Si Mario a gagné en technicité, il ne la déploie pas forcément sur L’Enfant Sauvage et ses jeux dévastateurs ne touchent pas outre-mesure.
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Ce premier album de FAITHFUL DARKNESS est loin d’être exempt de défauts. Textes faciles, compositions banales, et voix perfectibles. Toutefois, à l’image de sa pochette, il arrive à conserver une certaine atmosphère, une cohésion sonore entre ses pistes que l’on doit beaucoup aux guitares et claviers. Difficile de nier, également, l’aisance des morceaux à rentrer en tête. Moderne tout en gardant une teinte oldschool, ce In Shadows Lies Utopia n’a que la prétention d’apporter quarante minutes d’un Death Mélodique qui a son charme.
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