Vijay Iyer & Mike Ladd – In What Language? – (2003)
Tout à fait le genre d’album dont je ne devrais pas parler, étant quasi hors-jeu, vu que le texte pèse autant ou même davantage que la musique… je chope bien quelques infos ou sensations de-ci de-là, mais je suis dans l’insuffisance, pourtant, j’y vais quand même, même le bon sens ne m’arrête pas !
Mike Ladd est l’auteur des paroles et dit quelques textes également, il joue aussi la partie électro. Vijay Iyer joue des claviers, du piano, de l’électro et compose l’ensemble des pièces. Jusque-là tout va bien.
Il y a également d’autres récitants qui entrent dans la dance, l’album vire facilement vers le hip hop ou le rap, on peut entendre Latasha Nevada Diggs, Allison Easter et Ajay Naidu qui interviennent avec régularité.
Il y a également des musiciens fantastiques, c’est ce qui m’a embarqué dans cette aventure, Ambrose Akinmusire à la trompette, Rudresh Mahanthappa au sax alto, Dana Leong au violoncelle, au trombone et au bugle, Liberty Ellman à la guitare, Stephan Crump à la basse et Trevor Holder à la batterie, côté musique c’est du tout bon. Jusque-là tout va bien.
Il y a au total dix-sept pièces, et chacune raconte une histoire d’aéroport, mais il faut que s’ajoute un problème lié au racisme, exacerbé par la lutte antiterroriste aux Etats-Unis, depuis les attentats du onze septembre. La sixième pièce se nomme « De Gaulle » : Nous sommes aussi dans le coup !
Heureusement mes limites arrivent vite, et je ne sais trop si le sujet vaut un album, mais il se pourrait que oui, ou bien, peut-être est-ce trop ? Ce qui est sûr c’est que le meilleur arbitre africain n’a pu embarquer pour satisfaire à son élection comme tel, lors de la coupe du monde de foot ! Le projet est financé par « Mary Flager Cary Charitable Trust » et sponsorisé par la « Creative Capital Foundation », mais c’est pour la bonne cause.
Plutôt pour les bilingues qui maîtrisent l’anglais Étasunien, mais la musique est suffisamment sympa pour porter l’album sans la compréhension fine, et, chez moi, plutôt grossière.
Beaucoup de monde dans cet album à la frontière des genres. Les amateurs de Vijay Iyer ne s’y retrouveront pas forcément tout du long, mais on reconnaît sa patte unique et sa façon de faire, les pièces ont une âme, c’est là l’essentiel.