Premier album d’Eminem super intéressant à réécouter encore aujourd’hui, et même à l’époque, après son avènement. Malgré qu’il ait été réalisé en totale indépendance et que 1000 exemplaires aient été difficilement écoulés, c’est loin d’être un mauvais disque. D’un autre côté, difficile de le vendre à l’époque. On sent qu’il n’a pas encore les moyens et la vision de Dr. Dre et son équipe. Ca manque clairement de personnalité et s’inscrit trop dans la lignée du rap new-yorkais de son temps. Il se cherche musicalement et ses flow ne sont pas encore calibrés. On a plus l’impression d’entendre ses performances de battles que de morceaux d’album. Ca sonne trop freestyles et trop démonstratif par moments. La production est très efficace mais, là aussi, il fallait du mieux. Et c’est le résumé du CD. C’est bien fait mais ça mérite des progrès en terme de musicalité, de mixage et même d’écriture. Il y a aussi certains concept qui manquent d’être plus aboutis. Sinon, c’est déjà très plaisant de l’entendre performer, se dépasser, avec sa voix juvénile et déjà ses influences mises sur papier. C’est également fascinant de constater qu’il était, dès ce premier jet, très introspectif et vulnérable dans ses textes. Un bon album donc, prometteur, qui annonçait de belles choses pour la suite. 14/20
Punchline préférée: You could date a stick of dynamite and wouldn't go out with a bang.
Top 3: Infinite, It’s O.K., 313.