Infinity Orchestra Avec Kahil El'Zabar, Joseph Bowie, Ernest Dawkins – Infiny Orchestra – (2006)


Je dois bien le reconnaître, c’est le genre d’album que j’écoute avec une certaine jubilation, pour de mauvaises raisons probablement, mais un album comme celui-ci ne peut vous tomber entre les mains que si vous savez qu’il existe, ou alors il faut suivre une piste, un chemin qui fait que vous puissiez le rencontrer, sans même savoir qu’il existât…


Mais pour ça il faut chercher, être en quête, un simple coup de chance est fort improbable, déjà il faut le connaître le gars, « Kahil El’Zabar », un nom à coucher dehors ! L’immense majorité de l’humanité passera devant ses albums sans même y jeter un coup d’œil, et si, par hasard, quelqu’un le regarde, prend le cd dans la main, l’examine sous toutes les coutures, il y a peu de chance pour qu’il le conserve par devers lui…


Sauf s’il connaît l’animal, ou bien qu’il en ait entendu parler, et encore en bien, ce qui ne va pas forcément de soi : « Hier soir j’ai été à un concert, c’était nul, de la frite-jazz ils appellent ça, le gars ne savait pas jouer, je suis ressorti et j’ai sauvé la soirée en écoutant Jojo avec les copains ! »


Admettons que le gars qui tombe sur le truc connaît « Kahil le Bazar » et qu’il l’a déjà écouté, et qu’il est tombé en amour de cette musique, un gars comme y’en a pas un sur un million notez bien ! Mais non seulement il aime sa musique mais il la kiffe autant qu’il kiffe sa copine ! Il faut dire que le gars n’est sans doute pas trop équilibré, il a été vu plusieurs fois en train de pleurer en écoutant un Cd, un côté midinette immature probablement…


Bon le gars il veut le Cd, il le retourne, et là, un grand choc : il est écrit au verso en caractères gras « Interdit à la Vente/Not For Sale », pas de bol. Comme il est plutôt réglo avec les mœurs, il décide de le glisser sous son aisselle, à l’abri de son manteau, c’est une petite boutique avec des gars sympas au comptoir, il lui suffit de filer avec discrétion, car d’évidence ce sont des recéleurs !


Une fois sorti de la boutique, après avoir réalisé quelques petites économies pour la bonne cause, cet homme néanmoins sans scrupule, et qui semble assumer ses actes avec une certaine jubilation, bien que ce soit probablement pour de mauvaises raisons, peut penser en effet qu’ils sont assez peu, ceux qui ont écouté ce Cd bien plein, d’environ soixante-dix-neuf minutes et dix secondes d’une musique tout simplement magnifique et extraordinaire.


Mais ça, il n’y a que les admirateurs de kail Bazar, Joseph Bowie, Ernest Dawkins et de « L’Infinity Orchestra » qui peuvent véritablement en juger…

xeres
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le 18 août 2025

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