Nduduzo Makhathini With Umgidi Trio And One Voice Vocal Ensemble – Inner Dimensions – (2016)


Bon c’est vrai, il est un peu perché Nduduzo Makhathini, branché comme pas deux sur la Spiritual Music, et il le chante à son Dieu qu’il vénère et remercie, c’est que Dieu n’est pas pour rien dans cette musique :


« Puisse votre main invisible toucher votre peuple alors qu’il expérimente chaque thème de ce disque […] Je te remercie pour les visions que je vois dans mes rêves car elles sont le réservoir vivant d'espoir et de toute l'inspiration dont j'ai besoin […] Merci pour tous les esprits créatifs que vous avez amenés sur ce disque, oh Seigneur, puissiez-vous les bénir richement avec un amour infini. »


On sent bien qu’avoir Dieu à ses côtés n’est pas un mince avantage pour chanter les Gospels, de plus, autant l’admettre de suite, ça fonctionne à fond, dès l’ouverture de l’album et le magnifique « At Your Feet Oh Lord » où le chœur du « One Voice Vocal Ensemble » élève la prière par-delà le ciel…


Sept des onze pièces montent ainsi vers Dieu, il y a également Julia Fahrer et Lisette Spinnler qui s’adressent en solo à l’oreille divine, ce qui fonctionne bien également. Nduduzo Makhathini est le compositeur de toutes ces œuvres, bien que guidé par la voix intérieure qui bosse aussi, il joue également, formidablement, du piano…


Fabien Lannone est le contrebassiste et Dominic Egli le batteur, il joue également du kalimba sur « A New World », lors du très bon second mouvement du triptyque, qui ferme l’album. Il y a deux pièces en trio uniquement, « Rest In Eternal Peace » et « When Rivers Meet », longue pièce où brille le talent des trois.


A noter que ces enregistrements, un peu anciens de la part du pianiste sud-africain, soient souvent plus difficiles à dénicher que ceux de la mise en lumière par le label Blue Note, après que Nduduzo soit élu meilleur artiste de jazz aux « All Africa Music Awards ».


Celui-ci est toutefois particulier car il s’ouvre aux chants Gospel, les amateurs y entendront un peu plus que ce qui est habituel, car subsiste une influence Zulu, discrète, mais qui imprègne cet album à la fois original et plutôt réussi, même s’il y pointe, sur la longueur, un certain manque de « punch » parfois.

xeres
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le 26 mai 2026

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