Junius Paul - Ism (2019)
Si vous n’aimez pas la contrebasse, passez votre chemin…
Si vous n’aimez pas les improvisations, cet album n’est pas pour vous…
Si vous aimez le jazz tout en pensant que tout ce qui dépasse en audace le hard bop est à jeter, alors écoutez plutôt un bon Art Blakey !
Si vous n’aimez que la « spiritual music » avec des montées de trip car elles vous arrachent le cœur, ce n’est pas la bonne adresse !
Mais si vous aimez les chemins inusités, les méandres, les passages sombres et
les rythmes, les rythmes, les rythmes,
Alors cet album est peut-être pour vous…
Mais c’est sûr, il n’est pas fait pour se vendre, se transformer en monnaie, nourrir le musicien…
Il sautille trop, va dans les coins, fouille, part et revient…
S’échappe, se transforme, s’agite et s’envole…
Il y a des bruits, des pincements, des frottements et des frôlements
Du lyrisme aussi parfois, des audaces beaucoup, des changements de route,
Pour se perdre et ressembler à un explorateur,
Ou se perdre, affalé dans un lounge bar, dans un délire fou de free music…
Quelque part entre l’Art Ensemble de Chicago et Makaya McCraven…
Le genre qui infuse et ne se livre pas du premier coup !
-Ism de Junius Paul-