On avait adoré le premier album de San Fermin , mélange azimuté d'instruments de chœurs , d'ambiances.
Ils reviennent avec JACKRABBIT. Et c'est toujours aussi dingue.
D'entrée "The Woods" nous fait comprendre que notre cerveau va être sollicité, les bruits et les ambiances s'entremêlent, on a l'impression d'entendre plusieurs musiques en une mais le tout s'accorde pour notre plus grand plaisir. Vient "Emily" bijou mélodique du disque, les chœurs féminins font merveille.
Comme l'album précédent, l'album est long (15 titres contre 17 pour le précédent), même constat, il aurait pu être raccourci pour gagner en fluidité et en lisibilité. Mais apres tout si le groupe a choisi de fonctionner comme ça , c'est peut être qu'il se fiche totalement d'être plus lisible pour le plus grand nombre.
On poursuit avec le titre éponyme, où les envolées féminines rappellent un peu Le "Sonsick" du premier album.
"Astronaut" nous fait croire à un moment calme avant qu'on voix féminine céleste nous emmène vers d'autres sphères, et c'est magnifique !
"Woman in red" est un titre plus tendu, plus rapide. "Parasite" flirte avec le rnb, une facette nouvelle du groupe et peut être Le gage de nouvelles expérimentations futures.
"Two scènes" à l 'image de l'album , est Libre. C'est ce qui est marquant avec la musique de San Fermin, cette liberté débordante, sans dieu ni maître, le groupe suit son chemin, et sa musique, le leader fait probablement ce qui lui passe par la tête, un cerveau magnifique, source de bonheur pour nos oreilles pendant encore quelques temps espérons le !