Le titre sublime tarde mais son arrivée couronne l'album d'une ode introspective pleine de grâce.
Shit talk est à l'image de l'album et sans doute de Sufjan Stevens lui même.
Un morceau cristallin, subtilement ciselé, porté par des textes emprunts de douce allégresse.
Qui rappelle au jeu des comparaisons la performance d'un feu Jeff Buckley.
Javelin est évidemment l'héritier de Carrie & Lowell, projet personnel dont la qualité ne se dévoile qu'à la compréhension des textes.
Ici, il est plutôt de question d'amour et d'autodafé.
En pudeur car le propre de l'auteur est de procéder par image pour suggérer les émotions.
I see the light upon the lake, The silver moon, the water snake, A pair of eyes, a gentle breeze, Forgotten tales, a wild beast
Musicalement chœurs lyriques féminins et ruptures de rythme accompagnés à la guitare structurent l'ensemble du projet entre Pop et Folk. Au risque certes d'être répétitifs à l'écoute passive.
Mais diable que l'atmosphère est saisissante, clairement inspirée par la spiritualité divine.
Jesus lift me up to a higher plane, Can you come around before I go insane ?, Cast me not in hell, while my demons rage
Bref un album réussi grâce à sa cohérence émotionnelle et son ode sublime Shit talk.