Céline Bonacina – Jump ! – (2023)
Je vous avais parlé de Céline Bonacina à propos de son album « Fly Fly » paru en deux mille dix-neuf, depuis pas mal d’eau a coulé sous les ponts. Céline possède une particularité, bien qu’elle soit d’apparence assez frêle, elle joue de l’un des saxophones les plus encombrants, le baryton.
Je l’avais écoutée la première fois aux côtés de Julien Loureau, lors d’une retransmission de concert, et j’avais été épaté par la dame qui apportait énormément à la prestation scénique de l’ensemble, qui était déjà chaud-chaud avec un Loureau bien en forme !
Ayant croisé récemment l’album au format Cd, dans un rayon adéquat, je m’en emparais bien vite, tout au souvenir des bons moments passés à l’écoute de cette saxophoniste pas comme les autres. Il faut dire que, malgré son gabarit, elle est une joueuse tout à fait exceptionnelle de l’instrument qu’elle maîtrise de A à Z, point besoin d’autre souffleur ici, Céline gère l’affaire de façon adéquate.
Elle est accompagnée par Rachel Eckroth au piano, au Rhodes ainsi qu’au chant. La rythmique est d’acier, avec Chris Jennings à la contrebasse et John Hadfield à la batterie et aux percussions. Les trois sont originaires d’Amérique du Nord et complètent parfaitement le quartet.
Outre le son du baryton qui accroche par son originalité, il faut également souligner le son du Rhodes, très présent, qui lui aussi donne une couleur particulière aux compos, l’instrumentation est donc une sorte de mélange de jazz plutôt trad avec des accents un peu électriques.
A titre personnel, mais ça n’engage que moi car les goûts sont partagés de par le monde, ce qui me séduit le moins c’est la partie chant de Rachel Eckroth, bien qu’elle soit assez peu présente sur l’album. La rythmique est assez rock par son style, souvent carrée, c’est probablement dû au jeu de batterie d’Hadfield, très percutant.
Il y a neuf compos au total, chaque musicien a apporté la sienne, ce qui est sympa, et Céline en a donc composé six. Le titre mis en avant pour la promo est « Tunnel », mais ils sont tous du même acabit, « Trap » ou « Go » ou encore « A Light Somewhere » et « Lost in Translation » par exemple, autant de titres qui vont bien.
Un album bien agréable, sans trop d’aspérités et un peu mainstream, qui pourrait convenir à beaucoup.