Des bourdons accordés en la mineur résonnent dans des souterrains si profondément caverneux que l’isolement des combles n’était certainement pas à 1 €. D’inquiétants rôts, de ceux que l’on obtient en ralentissant un son numérique jusqu’à ce qu’il soit quasiment à l’arrêt, montent de la fosse aux entités.
A moins que ce ne soit Motard des Grottes qui passe dans le champ auditif avec des pneus neige.
Grâce à la magie d’internet, qui n’oublie jamais rien sauf quand on le lui demande expressément, les clips vidéo pour lesquels ces musiques furent composées sont là :
https://steveroach.com/Features/Kairos/
Ce déchainement de C.A.O. (chamanisme assisté par ordinateur) démontre que les animations graphiques en fausse 3D de métastases, de vieilles radiographies de poumons et de couchers de soleils sur ta mère morte vieillissent assez mal.
Quelques sorciers désoeuvrés viennent taper le carton sur des peaux synthétiques, mais rien de notable ne s’ensuit au niveau groove.
Ou alors l’altimètre est cassé.
Tout cela me semble un peu périmé, dans le Landerneau du caillou qui grince et du clapotis verdâtre. Vrombissements et grognements digitaux. Stridulences d’abysses. La routine, quoi. Certains fragments d’intemporel supportent mieux l’épreuve du temps que d’autres. Laborieux.