En 1991, Green Day est dans la vague des groupes de punk montant. Avec 3 EP, un petit album et une réédition-fusion de trois de leurs disques, le groupe commence à être une valeur sure qui a su vendre pas mal de disques en seulement 2 ans. C'est dans cette ambiance que Green Day prend le chemin du studio pour Kerplunk.
L'album paraît le 17 janvier 1992. Manière d'annoncer une année pleine de promesse pour Green Day qui va finir par signer en 1993 avec le label Reprise pour le célèbre album Dookie en 1994. On notera au passage qu'entre 1989 et 1992, Green Day a sorti deux albums, une compilation et trois EP et qu'ensuite, il faudra attendre deux ans pour un autre album. Certains seraient mauvaise langue mais passons.
Kerplunk m'apparaît, pour moi, être le premier vrai disque du groupe. 39/Smooth est trop jeune encore et tient davantage de l'EP très long que du vrai album. Pour Kerplunk, il y a une unité et une âme plus présente.
Bien qu'aucun titre ne soit réellement marquant sur le disque, on notera l'ambiance particulièrement amusante, décontractée et très envahissante. On rentre dans l'univers Green Day à pied joins. Il faut dire que le mixage est bien réussie sur les voix et sur la basse. On regrettera seulement la faiblesse de la 4 cordes sur My Generation. Or, louper le mixe de la basse sur une reprise des Who, c'est un blasphème ! La batterie de Tré Cool est bien sur parfaite, le rythme du bonhomme contribue à faire de Green Day un flambeau de la scène punk américaine des années 90.
On notera que les 4 derniers titres, Sweet Children, Best Thing in Town, Strangeland et My Generation sont tirés de l'EP Sweet Children. Comme si Green Day voulait faciliter son écoute auprès du grand public.
On regrettera cependant que le son de ses 4 là soient moins bon que le reste du disque, comme je l'ai fait remarquer pour My Generation.
Si globalement l'album se ressemble pas mal, quelques variations se font entendre, un Christie Road un brin mélancolique n'a rien à voir avec un Who wrote holden Caulfield très dynamique. On notera aussi la balade triste qu'est No One knows. La Country Dominated Love Slave change pas mal également. Ou encore Words I Might Have Ate qui « clôt » la première partie de l'album. Pour le reste c'est globalement très ressemblant, cela dit, la voix de Billy Joe Armstrong est assez plaisante et la session rythmique assez variée pour ne pas être répétitif.
Ce disque manque de charisme, d'exceptionnel. En somme il est trop sage et ne surprend pas assez, mais il permet de passer un indéniable bon moment et rien que ça c'est bon.