Sébastien Tellier is back, et il est très content. Un peu touche-à-tout, présent aux JO (pas en short, bien sûr), Dj à ses heures perdues, il n'avait pas sorti d'album studio depuis 6 ans.


Pour son retour, il appelle un casting prestigieux : Nile Rodgers, le gars iconique de Chic que Daft Punk avait appelé pour l'album Random Access Memory, célèbre pour ses riffs de guitare disco funk, Victor Le Masne - un gars de l'ombre, compositeur producteur, héraut de la french touch avec son groupe Housse de Racket et auteur du tube des JO de Paris, Parade, il se prend un studio parisien des plus réputés et s'offre une production aux petits oignons.


En style, ça nous donne de la synth pop oscillant vers le disco et une marque french touch qui reste : une texture évidemment électro, des cordes qui flirtent avec la variétoche 70's, et une recherche marquée de mélodies fortes, ce qui n'a pas toujours été la marque de fabrique du bohomme, plus conceptuel dans sa production habituelle. En réalité, ça nous donne un album plutôt contrasté, nous faisant passer de l'envie de danser (Refresh) à l'envie de s'étendre dans l'herbe fraiche (Mouton).

Et puis, il nous parle de masculinité, d'évolution personnelle, de ses émotions et contradictions.


Ma critique, je l'écris souvent quelques jours après ma dernière écoute. Tout en l'écrivant, je réécoute l'album pour être sûr de ne pas m'être planté dans mes sensations. Peut-être que le 6 est un peu sévère. Musicalement, ça tient la route et les trop peu nombreuses parties disco sont mes préférées. Mais justement, elles sont trop peu nombreuses. Et parfois, on vire trop dans cette variétoche française que je peux ne pas détester, mais qui devient ici un peu sirupeuse. Et j'avoue que les paroles en français ne m'ont pas forcément tenté. Entre la bête sensuelle et sexuelle et le père de famille, j'ai parfois trouvé ça un peu court. Et sa voix extrèmement sensuelle, grave (et, je dirais, surmixée) ne me semblent pas toujours adaptées à ses paroles.


Cet album me fait faire les montagnes russes en termes de plaisirs : certains titres vont sans doute rester dans ma play liste 2026 et je vais également rapidement en oublier d'autres que je trouve très gênants.


John-Peltier
6
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Les meilleurs albums de 2026

Créée

le 25 mars 2026

Critique lue 25 fois

John Peltier

Écrit par

Critique lue 25 fois

1

D'autres avis sur Kiss the Beast

Kiss the Beast

Kiss the Beast

6

John-Peltier

664 critiques

Disco légère, variété qui colle

Sébastien Tellier is back, et il est très content. Un peu touche-à-tout, présent aux JO (pas en short, bien sûr), Dj à ses heures perdues, il n'avait pas sorti d'album studio depuis 6 ans.Pour son...

le 25 mars 2026

Kiss the Beast

Kiss the Beast

8

RRDB

181 critiques

Embrasser la bête sans faire de bruit

Kiss The Beast, c’est un album qui arrive sur la pointe des pieds.
Il ne brille pas tout de suite. Il ne crie pas. Il ne promet rien.
Il s’assoit, il respire, il attend que tu l’écoutes vraiment.Au...

le 8 févr. 2026

Du même critique

Total Trax

Total Trax

8

John-Peltier

664 critiques

L'érudition au carrfour du cinéma et de la musique

Chez moi (et pourtant on est un peu), je suis le seul à éprouver de l'intérêt pour la musique de film. Il devient alors difficile pour moi d'écouter des podcasts de 3 heures sur de la musique un peu...

le 17 août 2021

The Downward Spiral

The Downward Spiral

8

John-Peltier

664 critiques

Le suicide en un album - acte II

Parce que l'essentiel c'est les 3 points. Pourquoi écouter cet album : 1/ C'est album majeur des années 90, à la fois précurseur, expérimentateur, mais aussi, dans une certaine limite, grand public...

le 15 juil. 2021

Telegraph Road

Telegraph Road

10

John-Peltier

664 critiques

J'veux rien savoir

Les paroles, le temps long, la guitare douce, la réponse du piano. Une épopée. Mark Knopfler est un époustouflant compositeur de titres épiques (Brothers in arms, Going home, Private...

le 5 févr. 2021