Vincent Delerm, un gars que je suis de loin en loin. J'étais là pour son premier album, Vincent Delerm, il avait percé avec ce titre qui m'avait follement amusé, comme tes parents. Le reste de l'album m'avait conquis.
Et puis, j'étais revenu avec Kensington Square, bien, mais la surprise avait disparu. On vieillissait avec lui (il a 4 ans de moins que moi, cet homme, disons que la génération est la même). On goûtait les paroles un peu comiques, les histoires douce-amères, ce vertige du temps qui passe, cette imagerie cinéphilique.
Après, la vie fait qu'on est parfois amené vers d'autres centres d'intérêts, d'autres goûts musicaux, d'autres envies.
Je suis finalement revenu avec la fresque. Pas de surprise, je confirme. Mais du plaisir. Le gars est moins drôle qu'à ses débuts, plus mélancolique, plus nostalgique. Les arrangements n'ont rien de révolutionnaires (ça a rarement été son dada), mais on se sent bien, lové, dans un rocking-chair installé dans sa véranda, une fin d'après-midi d'hiver ensoleillé, avec un grog. Ca réconforte.