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115 critiques
Nanar
Je ne vais pas spoiler, dites vous juste que tous les poncifs y sont:la femme adorée mais outragée, le mari sympa mais malade mental ( là je ne spoile vraiment pas on le sent dès le début) la jeune...
le 2 oct. 2021
Marie Paule Belle, magnifique femme portant bien son nom, venant de sa province éloignée, a pourtant su assumer dès 1978 son homosexualité, la revendiquant ouvertement ("j'aime les femmes " cf "nous nous plumes") avec une gouaille de titi parisien qu'elle n'était pas, et une malice et une énergie qui desarmait les conventions pesantes de l'époque: il y avait un vent de Maupassant dans ses paroles. Pourtant en ménage avec Françoise Mallet-Joris, excellente écrivain de cette époque, elle critiquait le début des bobos, les écolos plus épris d'idées que de réalité (la parisienne) reprenant d'anciens titres, elle les revivifiait avec un verbe impeccable et toujours juste, aujourd'hui un brin désuet, mais à l'époque elle était proche de Brel.une interprète que certains qualifient de grand mère par son phrasé, car ils ne l'ont jamais vue sur scène. Franchement elle dépote.
A écouter en premier "la Parisienne " puis "les petits Patelins " ensuite, bien entendu "nous nous plumes "(elle s'appelait Hortense, elle me dit ça colle t y? En fait même figurant le passé elle rend femme et homme égaux dans le désir, ce qui a tant terrorisé les générations passées). Mais à écouter absolument l'album Héritage-Olympia 1978. chaque chanson nous touche, comme un souvenir de marque, non par ce qu'il a une valeur pécuniaire, mais au contraire parce qu'il nous rappelle à notre essence qui n'est pas l'avoir mais l'ètre. Le verbe, le mot a cette vertu d'être sans prix parce qu'il ne saurait en avoir.
Créée
le 9 juin 2021
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