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Avis aux bouchers. Voici enfin le premier full length du groupe savoyard, en passe de devenir un de mes chouchous, ce dont je me réjouis au plus haut point.
Le style est dans la lignée de l’EP précédent : du death à tendance doomique, plutôt rétro, mais avec un riffing varié à défaut d’être technique ou recherché.
Mais ce qui frappe le plus d’emblée, qui fait contraste avec ce qui a précédé, c’est le son : épais, puissant, clair, dynamique, il est impeccable ; rien à voir avec la prod’ de garage d’avant. Et force est d’admettre que ça ne le dessert pas du tout.
Car l’ambiance morbide reste d’actualité : en effet, le son a beau être d’une clarté limpide, le groupe affectionne toujours les plans un peu bordéliques, toujours dans un style proche du bestial à plusieurs reprises, comme on peut l’entendre sur La Tombe Avide ; un titre qui se conclut magistralement par du noise du meilleur goût, à filer les chocottes (ça tombe bien, mastiquer ça aide à digérer, paraît-il). Et que dire du Souffle Des Os, titre abominable au riffing atonal et qui ne va jamais là où l’attendrait, comme ce passage purement ambient en plein milieu de morceau qui apparaît de la manière la plus abrupte ; ce avant un redémarrage doomique, sans doute le plus lent de l’album. Excellent.
Pas particulièrement original dans son riffing, Viande n’en demeure pas moins un groupe qui sait y faire question ambiance plombée et mortifère. Et ils ont finalement un deal avec un label conséquent, comme vous pûtes le constater ; et tout le marketing qui va avec (qui veut son mug Viande ?). Je les compte désormais parmi les poids lourds du « true death » français, voire au-delà s’ils continuent à ce niveau de qualité.
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Créée
le 1 sept. 2022
Critique lue 6 fois
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