À chaque écoute de L’Absente, j’ai le sentiment de retomber dans un rêve flou, doux-amer, comme une mélodie qui se souvient de quelque chose qu’on ne saura jamais. Cet album, c’est un mélange de fragilité et d’élan, un piano un peu timide qui se fond dans des envolées orchestrales, des voix qui murmurent plus qu’elles ne chantent, et un accordéon qui pleure sans faire de bruit.
Tiersen tisse ici une toile sonore très personnelle, mélancolique mais jamais pesante. J’aime cette manière qu’il a de faire dialoguer les instruments les plus simples — un toy piano, une scie musicale — avec des cordes profondes et des cuivres discrets. Il y a quelque chose d’organique dans cette musique, quelque chose qui touche sans qu’on sache trop pourquoi.
💬 En résumé
Un disque touchant, délicat et maîtrisé, qui semble parler directement à nos souvenirs.
🎻 Une absente bien présente, qui hante longtemps après la dernière note.