Ryan Lee West continue d’explorer un IDM d’une précision quasi artisanale : textures granuleuses, arpèges suspendus, nappes mouvantes et rythmes retenus. On sent la recherche constante d’équilibre entre émotion et abstraction, comme si chaque morceau cherchait à saisir le souvenir d’un lieu sans jamais le figer.
Sur le plan sonore, c’est irréprochable : tout respire, tout sonne juste. Les basses sont pleines, les aigus scintillent sans jamais heurter. « Gaivotas » ou « In Reverse » montrent cette maîtrise rare d’un producteur capable d’être à la fois clinique et sensible.
Mais c’est peut-être justement cette perfection qui laisse un petit vide : peu de moments marquants, pas de vrai sommet. L’album s’écoute avec admiration, mais sans qu’on en retienne une mélodie ou un motif obsédant. Un disque splendide, exigeant, mais un peu trop sage pour dépasser le 7+.
Si vous n’avez que 3 morceaux à écouter : « Gaivotas », « In Reverse », « Catherine »