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Cela faisait bien longtemps que je n'avais chroniqué un album chilien, alors qu'il en pleuvait il y a quelques années. Cette scène a quelque chose de spécial, autant au sein de la scène latino que de la scène extrême en général ; leur style m'a toujours parlé.
Cenotafio, duo que je ne rencontre curieusement que maintenant, a déjà sorti pas mal de choses depuis sa création en 2015 : pas mal de petits formats (singles ou mini, démo, un split avec Into Coffin) et déjà un album longue durée.
Ce duo se compose de Patricio Kusnir, batteur et vocaliste qui officie également dans Segregacion Primordial, et Daniel Hermosilla, aussi vocaliste et qui gère le reste des instruments également ; il est aussi connu pour ses logos et artworks pour pas mal de groupes, sous le pseudo Nox Fragor Art.
L'album est en pratique sorti en 2019, mais seulement en format K7 et digital dans un premier temps.
La musique de Cenotafio m'a semblé proche de celle de Vassafor : un black deathisant sombre et occulte, doom par moments, avec une partie vocale inintelligible, noyée dans la réverb'. Même le riffing m'y fait parfois penser. Sans être aussi brillante que le combo de Phil Kusabs, la musique de Cenotafio est très prenante et on ne ressent que très peu la durée des morceaux, qui varie tout de même entre sept et presque onze minutes.
Du coup, au final, Cenotafio n'est pas très typé chilien, les sorties chiliennes jouant habituellement davantage sur la nervosité et la sauvagerie. On a affaire à quelque chose de plus « posé », atmosphérique mais tout aussi occulte ; pour ça, il y a quelques samples pour s'en convaincre, notamment les intro et outro de l'album.
Il y a un signe qui ne trompe pas : dès la première écoute, je suis resté scotché jusqu'à la fin du disque. Si l'ensemble est très abordable et immédiatement accessible, sans pour autant dire que c'est accrocheur, il y a de quoi motiver des écoutes supplémentaires et l'album se bonifie avec le temps. Excellente découverte que je recommande vivement.
Retrouvez cette chronique sur le site auxportesdumetal.com
Créée
le 24 sept. 2020
Critique lue 29 fois
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