Marion Rampal – Le Secret (2019)


Alors que s’annonce un nouvel album de Marion Rampal pour la fin février, je réécoute « Le Secret » sorti en 2019, un album où la chanteuse est accompagnée par le pianiste et joueur de clavier Pierre-François Blanchard. Il faut également noter la présence d’un invité prestigieux dont le nom n’étonnera pas les amateurs de Marion, car ils connaissent les liens d’amitié qui réunissent la chanteuse au saxophoniste Archie Shepp.


Il intervient par deux fois, sur « Prison » avec les paroles de Verlaine « Le ciel est par-dessus le toit si bleu si calme » interprété sur un thème de Gabriel Fauré, et l’autre sur « le Blues de la Prison » d’après John Lomax à Jennings en Louisiane, auquel Marion a ajouté les derniers vers du poème : « Dis, qu’as-tu fais toi que voilà, pleurant sans cesse ? Dis qu’as-tu fais toi que voilà, de ta jeunesse ? ». C’est tout simplement magnifique.


Il y a aussi un autre intervenant, Raùl Barboza qui ajoute au duo la couleur de son accordéon sur « Je suis décadente » qui provient de l’album « 13 Chansons Décadentes et Fantasmagoriques » de Brigitte Fontaine, Marion nous en offre une interprétation grandiose et… décalée.


Trois poèmes de Verlaine sont interprétés ainsi que deux autres de Sully Pruhomme, pour les soutenir des mélodies de Claude Debussy, Gabriel Fauré ou Ernest Chausson ont été choisies. On peut également entendre un Lied de Schubert chanté en allemand « Auf Dem Wasser Zu Singen ».


En outre ill y a une reprise de « Sans Amour » autrefois interprété par Joséphine Baker avec la revue du Casino de Paris. Michel Legrand est également au menu avec « Sans Toi » en provenance du film « Cléo De Cinq à Sept ». Pour finir l’album, une superbe interprétation de la chanson de Barouh et Raymond Le Sénéchal « Des Ronds Dans L’Eau », l’album est d’ailleurs dédié à Pierre Barouh dont Pierre-François fut l’accompagnateur, rappelons qu’entre autres, il est fondateur de Saravah, le label à la fameuse devise : « Il y a des années où l'on a envie de ne rien faire ».


Un album qui brasse donc très large, poésie, musique classique, chanson française, blues, bien entendu ça déborde du jazz, mais il est là partout dans le timbre, la technique, et même l’humour, car il y en a comme lors de l’interprétation de « Didon Dîna Dit-On ».


En attendant « Tissé » qui sortira le vingt-cinq de ce mois si tout va…

xeres
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le 14 mars 2026

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