Vortex – Les Cycles De Thanatos (1979)
Le second album de Vortex est d’une autre trempe, plus complexe, préparé, avec de nouveaux entrants, sans doute plus prog également, tout en conservant ses influences premières dont il ne se départira pas. C’est également le dernier album de la formation qui ne donnera pas suite. On retrouve les deux frères Vivante à leur poste, Jacques à la guitare basse et Jean-Pierre au piano, Fender et orgue Yamaha.
Le batteur François Gérald quitte le groupe et est remplacé par Jean-Michel Belaich, après des auditions. Jean-François Trouillet quitte également le navire, un poly-instrumentiste, Christian Boissel est recruté, il joue des claviers, du hautbois et du cor anglais, il possède une solide formation de musicien. Le début de l’enregistrement des « Cycles de Thanatos » commence en juillet soixante-dix-sept.
Les conditions sont telles, et la musique si complexe, qu’il faudra bannir toute forme d’impro et écrire au fur et à mesure, quitte à regretter un manque de spontanéité et tomber dans une certaine froideur. La moitié de l’album est bouclée en un mois et demi. La première pièce, « God is good for you, John » n’est pas dédiée à Coltrane mais à John… Mclaughlin ! Nous sommes en pleine période jazz/rock et l’accent est souvent mis sur la virtuosité.
« Hipopotalamus Negrus » est également composé et se retrouve ici sur les bonus du second Cd. Dans le même temps le groupe donne des concerts et côtoie l’ARFI, « les « Cycles de Tatanos » se rôdent progressivement, la pièce sur l’album dépasse les vingt-cinq minutes.
Alain Chaléard et Maurice Sonjon jouent des percussions, du xylophone, du vibraphone des timbales et des cloches, ils se joignent au groupe, ainsi que le saxophoniste Jacques Guyot et Gérard Jolivet, qui joue de la clarinette basse et du sax également. Des invités occasionnels jouent aussi sur l’album, Michel Boissel au basson et Sunny James au violon.
On cite généralement cet album comme étant la référence principale du groupe, ça peut s’entendre, mais perso je lui trouve une certaine grandiloquence et un côté très écrit, un peu froid. Pour autant on ne s’y ennuie jamais car il possède un côté labyrinthique assez unique qui lui donne un grand intérêt.
Mais pour un gars simple comme moi, le premier essai « Vortex », frais et léger est celui que je préfère…