Encore des gens que je connaissais pas, quand bien même ils peuvent cartonner auprès d'un autre public que moi. C'est vrai que le hip hop anglophone, pour la raison que je ne sois pas fluent english à l'oreille, c'est pas ma tasse de thé, quand les paroles sont importantes.
Clipse, c'est un duo du rap. Du coke-rap. Vous voulez que je vous explique ça, maintenant que je sais ? C'est quand le commerce de cocaïne devient métaphore : logistique, riches, argent, violence, hiérarchie, paranoïa. Vécu de l'intérieur, métaphore de la survie, de l'ambition, du pouvoir, coke ou pas.
Bon, du coup, d'un point de vue paroles, difficile d'adhérer complètement à ces valeurs discutables, même si, OK, on n'est jamais sûr de la dose de second degré dans tout ça. Mais bon, on est bien dans un album de rap US, au risque de frôler les clichés : violence, destinée, péché, rédemption. Dieu et la violence, l'histoire des States.
Mais musique, c'est du tout bon en termes de production. Faut dire qu'on voit passer du beau monde : Pharrell Williams, Kendrick Lamar, et d'autres moins connus du grand public (non, de moi). On a même Jesse Jackson qui cause dans le poste (mais bon, pas sûr qu'il ait fait grand chose). On retrouve aussi les flow contrastés des deux leaders, cette ambiance sombre et menaçante, sans espoir.
Donc, que dire : c'est du rap US, donc moyennement ma came, mais catégorie rap US, j'aime.