Thomas De Pourquery - Let The Monster Fall – (2024)
Au rayon jazz de mon magasin préféré voilà que je vois cette pochette avec, en gros plan, un visage bien connu. Il faut dire que je suis Thomas De Pourquery assez fidèlement, dans ses délires, ses dérives, comme musicien habituellement, mais même en tant qu’acteur, il faut dire qu’il est multi -casquette, et qu’il saute d’un sujet à l’autre à la vitesse d’une puce affamée…
Nul doute, avec cet album il a de nouveau fait un saut de côté, pris la tangente et s’est grimé en crooner, chanteur décalé, et aspirant vedette de la chanson française dans un univers pop ou peut-être même de variet’. Lui, le super musicien extrêmement doué, bourré de dons un peu dans tous les genres, semble à la quête d’une reconnaissance plus vaste.
Peut-être pour les tunes, allez savoir, mais j’en sais rien, il n’a pas forcément bien visé d’ailleurs, malgré les concessions, ça reste encore un peu chic, pas si populaire… Ça remonte à loin, les prémisses, « Rigolus » deux mille sept, « The Endless Summer » deux mille douze, avec des Hits formatés pour bien marcher, bien décalés. Il y a également les collaborations avec Jeanne Added, François & The Atlas Mountains ou Oxmo Puccino, et bien voici une suite…
Entre temps Pourquery a pris de l’épaisseur, une nouvelle dimension, et son nom renvoie à une image, cette fois-ci est peut-être la bonne… Les compos sont pas mal, travaillées, les arrangements sont copieux, bon je ne marche pas à tous les coups, la faute à cette prod un peu années quatre-vingts, de quoi m’interroger… Les chansons sont en anglais, il a quitté sa voix à la « Louis Armstrong » qu’il utilisait parfois, pour s’installer dans un registre qui monte dans les aigus, sans surprise…
Pour moi c’est forcément une déception car je m’attendais à un album d’un autre registre, je le confesse, mais, puisque vous risquez de tomber dessus dans les rayons jazz, je préfère vous avertir. De façon similaire, je pense également à Marion Rampal, qui, elle, lors d’une démarche voisine, a parfaitement marqué l’essai, mais je reste assez dubitatif devant celui-ci, mais peut-être suis-je sévère, vu qu'on se marre bien quand même en visionnant les clips...
On remarque « Soleil », en duo avec Clara Ysé, qui est le seul morceau en français, « Dirty Love » qui me rappelle quelque chose, l’instrumental « The Worm », « Rise Again », le clip …