Emile Parisien Quartet – Let Them Cook – (2024)


J’avoue un attachement particulier à la musique d’Emile Parisien, au travers des multiples formules qu’il a envisagées, du duo au quintet, incluant donc celle à quatre, avec cet « Emile parisien Quartet » qui a sorti six albums depuis deux mille six, d’ailleurs il ne me manque que le premier « Au Revoir Porc-Épic » !


Ce qui est notable c’est la stabilité du groupe, puisque trois musiciens sont fidèles depuis le tout début, Emile évidemment qui joue imperturbablement du saxophone soprano, et qui introduit pour la première fois me semble-t-il, des « effets ». Le pianiste Julien Touéry est également là, ainsi que le contrebassiste Ivan Gélugne. Le batteur également à l’électro, Julien Loutelier est présent depuis « Double Screening » de deux mille dix-neuf, en remplacement de Sylvain Darrifourcq.


Bien que le label ACT soit allemand, l’album a été enregistré en France dans les Studios Gil Evans de la Maison de la culture d’Amiens, là où règne le fameux « Label bleu »… On appréciera, ou pas, la pochette, m’enfin rien de grave, ce qui compte c’est la musique…


L’arrivée de l’électro ne bouscule pas trop, ajoutant un peu de couleur sur la surface des choses, ce qui fonctionne bien, Parisien et Loutelier donnent ainsi à moudre, pour autant le quartet garde intacte la solidité de ses fondations, et, pour qui est désormais un habitué, on retrouve l’assise habituelle.


Côté compo c’est également intéressant, car chacun met la main à la pâte, participant au « cooking » collectif, si on se réfère au clin d’œil davisien dans le titre de l’album. Emile écrit trois compos, dont la pièce d’ouverture, fragile et légère, « Pralin » qui nous met d’emblée sur la bonne voie, ainsi que le véloce « Coconut Race » qui donne le tournis et pulse du diable.


Julien Loutelier deux, dont « Pistache cowboy » assez interrogative, Ivan un seul, « VE 1999 » avec un beat électro d’enfer, et Julien Touéry deux, dont le magnifique « Wine Time part 2 » dont s’empare avec brio Emile Parisien. La dernière pièce est collective, d’évidence créée pour l’occasion, lors d’une impro collective plutôt remarquable.


Un album bien tenu, original, dans la lignée des précédents.

xeres
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le 9 août 2025

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