Cette nouvelle sélection d'arômes de Chillcode contient 10 arômes différents, venus du monde entier.
La première saveur vient d'Allemagne avec Enterprise (Alexander Khorosch). Vega Networks, avec son piano léger et flottant et ses douces nappes, est un morceau idéal pour une compilation chill.
Kuba (Laurence Harvey) sur Summer Breezin est accompagné d'oiseaux, de guitare baléare et de piano atmosphérique. Ça résonne et ça sent bon, comme le titre l'annonçait.
Ok, vous n'avez pas encore senti l'arôme d'Enterprise avec le premier morceau ? Voici une session de rattrapage avec Lovely Atoms. Vous reconnaîtrez ici quelques boucles d'Entheogenic, extraites de leur dernier album « Golden Cap », en arrière-plan. Vous pouvez ajouter quelques notes de cordes courtes et une mélodie feutrée, mélancolique et discrète, soutenue par la présence des violons plus tard.
Place aux arômes français avec Jong (Jonathan Garnier) – Sparkling Circles nous plonge dans un dub plus profond, agrémenté de flûte indienne. D'habitude, j'aime bien le morceau de Jong, mais cette fois, il ne me convient pas (trop doux à mon goût, je trouve…).
Ten Madison (Peter Jurgens) propose plusieurs couches flottantes évoquant un univers infini. On y retrouve parfois des effets rétro-back pour maintenir le cerveau concentré sur la musique et éviter de s'endormir (surtout si on conduit en l'écoutant ;)). C'est un morceau très agréable, intemporel ; on peut l'écouter des heures durant sans problème, juste un peu comme « voyager sans bouger ».
Deuxième dose de Kuba, Chiquita, qui me semble un son country-blues chill avec quelques touches exotiques supplémentaires, comme le chant ou certains éléments rythmiques. C'est assez authentique comparé aux productions traditionnelles de trance chill que j'ai l'habitude d'entendre. Bon, la comparaison n'est probablement pas très proche, mais il y a quelque chose de sympathique dans l'esprit de KLF – THE White Room (l'album) selon moi.
Le septième ingrédient de ce Light Aromas est préparé par Aural Float (Gabriel Le Mar, Pascal FEOS et Alex Azary). Life in Dub utilise une basse chaude pour un morceau jazzy downtempo intelligent.
Deuxième dose de Ten Madison avec Echtzeit, fredonnez probablement l'overdose… un morceau naïf, trop long et haletant pour moi, je ne m'accorde jamais avec ce morceau.
Avant de terminer ce cocktail d'arômes, il est encore temps d'incorporer quelques sonorités suédoises, et Vibrasphere est là pour ça. Fuzzy Vibes est un morceau dub avec quelques parties de piano à la Supertramp à partir de 4'00 (je parle de la façon mélodique et de l'écho/résonance). Il y a aussi de la guitare baléare et peut-être un peu de hautbois en fond sonore.
Pour le final, Chillcode a inclus un arôme surnaturel des Saafri Brothers (Gabriel Le Mar + Michael Kolbecker). Comme d'habitude, on peut s'attendre à une production chill « mentale » brute et rudimentaire, à son meilleur. Une fois de plus, la guitare baléare est présente, accompagnée de quelques voix féminines.
Points culminants : 5, 6, 10
Favoris : 1, 2, 3, 7, 9
Arôme artificiel : 8
Une belle compilation de qualité moyenne de Chillcode. Je suppose que la prochaine compilation portera sur les arômes forts…