Paul Lay – L'Odyssée de Paul Lay – (oct 2024)


J’avais déjà évoqué le pianiste Paul Lay lors de son album sorti en commun avec Eric Le Lann, « Thanks A Million » en deux mille dix-huit. Il me semble également l’avoir écouté en compagnie de la chanteuse Isabel Sörling, mais parfois le temps qui passe me joue des tours, bien que ce souvenir subsiste dans mon esprit et me ravit…


« L’Odyssée » d’Homère est un récit qui berça l’imagination des enfants depuis trois mille ans, dit-on. Le voyage épique d’Ulysse sera source d’aventures extraordinaires qui accompagneront ce retour vers sa maison et son épouse, qui dura vingt années aventureuses, après que se déroula la guerre de Troie.


Paul Lay a découvert en tant qu’enfant cette épopée grandiose et fantastique, et, quand son fils eut l’âge, il lui raconta à son tour les aventures d’Ulysse... Ce voyage libéra dans la même fièvre épique son imagination musicale et le voilà à composer des pièces qui illustrent les épisodes de ce récit hors normes.


Quinze vignettes sont ainsi écrites et nous sont proposées, aux enfants bien sûr, mais aussi aux grands- enfants que nous sommes restés. Paul joue une part en solo et une autre, plus importante encore, en trio, avec Mátyás Szandai à la contrebasse et Donald Kontomanou à la batterie.


C’est ainsi que sous les doigts des musiciens renaissent quelques scènes mythiques imaginées par l’esprit de Paul Lay, souvent titrées d’un nom évocateur ou d’une scène importante de l’épopée. « Départ d’Ithaque », « Eole », « Circé », « Charybde at Scylla », « Les Sirènes » et d’autres encore jusqu’au « Retour à Ithaque », mais l’histoire ne se finit pas là…


Paul Lay s’inscrit donc dans la lignée des conteurs de l’Odyssée, attribuée à Homère, mais enrichie de génération en génération par mille conteurs qui ajoutèrent et embellirent. Paul Lay au travers des « Thème d’Ulysse » offre lui aussi une version personnelle qu’il illustre en trois phases : « Un héros se conquiert lui-même », « Vers de nouveaux écueils » et « L’éternel et impossible retour » qui conclue son œuvre.


Alors place aux rêves et à l’émerveillement de l’enfance avec ce magnifique voyage qui nous est offert pour que triomphe toujours la positivité. C’est également le dernier album du contrebassiste hongrois Mátyás Szandai, qui partit pour le grand voyage le vingt-neuf août deux mille vingt-trois, l’album lui est dédié.


L’occasion également de s’arrêter auprès de ce musicien au toucher remarquable et sensible qui délivre une participation absolument parfaite et très intérieure, tout comme Donald Kontomanou, formidable lui aussi.

xeres
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le 22 mai 2025

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