J'emprunte à l'article de FIP l'appellation "Afro Pop" qui me semble adaptée pour ce projet de Fatoumata Diawara.
L'opus de la révélation Fatou (2011) puisait essentiellement dans les racines musicales africaines de l'artiste, même si l'influence occidentale apparaissait ici ou là (Bakonoba).
London Ko est clairement plus "occidentalisé", évidemment lié à la patte de Damon Albarn (qui apparait sur 6 autres titres dont Nsera) mais aussi du fait de l'inspiration (croisée) de Mathieu Chedid.
Cette fusion originale - retrouvée nulle part ailleurs (le challenge pour les lectrices/eurs de la critique ^^)- mixe :
- rythmes et vocalises typiquement maliens
- instrumentations électriques (riffs de guitares blues, électro-pop voire hip hop).
Quant à la voix rocailleuse de Fatoumata, elle fait toujours merveille pour cet album studio autant qu'elle est capable d'illuminer les concerts de Lamomali dans lesquels elle tient en 2025 la tête d'affiche.
Bref London Ko est un album à écouter pour découvrir l'univers immense de cette artiste qui prouve que l'on peut être :
- aussi élégante et inspirée dans l'exercice musical
- qu'au cinéma (Yao, Tumbuktu...)
- ou dans la vie citoyenne (elle milite pour le droit des femmes, ayant été elle-même victime d'excision).
Le titre phare : Nsera.