Matthis Pascaud – Loup(s) – 2026
La dernière fois que l’on a parlé de Matthis Pascaud, il était en compagnie de Hugh Coltman, ils rôdaient dans le Bayou et fréquentaient les prêtresses vaudous. Voici Matthis avec une autre compagnie, en quartet…
Raphaël Chassin est le batteur, Laurent Vernerey le bassiste électrique et Christophe Panzani le saxophoniste ténor et le clarinettiste basse. Des solides, aujourd’hui on les qualifierait de « robuste », le terme à la mode de chez nous.
Pascaud est bien entendu le guitariste électrique, il compose également avec Raphaël Chassin, les deux connaissent l’affaire et n’en sont pas à leur coup d’essai, c’est d’ailleurs ce qui m’a valu de me séparer d’une tune pour me procurer ce Cd.
Après un rapide coup d’œil, je me dis qu’ils n’ont tout de même pas trop forcé côté nouveau matériel, on n’atteint pas les quarante minutes, ce qui aujourd’hui semble peu, mais gardons-nous de trop vite juger, car entre quantité et qualité, nous penchons toujours du côté qualitatif, le quantitatif n’étant qu’une sorte de « bonus », certes bienvenu…
Nous voici sur la piste des loups dans les vastes paysages états-uniens, dignes de l’Americana de Bill Frisell, sauf que, raté… Nous sommes plutôt côté Italie, du côté de Gran Sasso dans les Abruzzes… Là se trouvent les loups, les ours, les isards et les cerfs…
Pourtant, nous voilà placés pas si loin de Frisell, du rock et d’un poil de jazz et de country. La musique instrumentale baigne l’atmosphère, la voix de Célia Kameni fait chanter les corps par deux fois, particulièrement sur « Rose » qui va bien.
La musique se charge d’atmosphères et de couleurs sauvages, touches western et paysages grandioses, rencontres aventureuses et risquées, les loups rôdent dans la zone, il va falloir courir ou mieux, se transformer… On goutte à « Gran Sasso », à « Meute », « On The Pass » ou à « Wild Trip »…