Sorg & Napoleon Maddox – Louverture (2022)
Voici encore un album primé dans la sélection deux mille vingt-deux par nos journalistes spécialisés, cette fois-ci la rubrique peut sembler un peu moins importante, à vue d’œil. Mais pourtant une pochette ça compte, elle peut même provoquer l’achat en faisant pencher d’un côté la décision. C’est donc « La pochette de l’année » qui est ici récompensée, mais, en la regardant, vous l’aviez sans doute déjà deviné.
Sorg, je ne connais pas, il a produit, mixé et surtout écrit la musique, son apport est donc primordial, celui de Napoleon Maddox également, que j’ai vu dans quelques concerts à la télé, rappeur, chanteur, beatboxer, baignant dans la scène jazz, particulièrement aux côtés de David Murray, finalement la surprise n’est pas si grande de le voir ici…
Il a écrit pas mal de textes, sur cet album composé en hommage à Toussaint Louverture, le héros Haïtien associé à la lutte contre l’esclavage et la colonisation, bien que ce fait soit à réexaminer, semble-t-il, ayant lui-même exploiter des plantations esclavagistes, selon certains historiens (sources wiki). Mais il restera de toute évidence un personnage historique considérable, essentiellement positif.
Il y a également quelques invités, comme Jowee Omicil au saxophone, ou Carl-Henri Morisset aux claviers sur trois pistes, et le tromboniste Constantin Meyer sur « Louverture », le titre d’ouverture, bien sûr. La plupart des titres sont chantés en langue anglaise, mais de temps à autres, il y a quelques insertions en français.
Il faut nécessairement citer le nom du graphiste auteur de la pochette, c’est Brian Greer qu’il faut féliciter il déclare : « l’image est une peinture numérique et un collage qui se compose finalement de plus de cent vingt couches, éléments et idées qui ont fini par être condensés en une image simple. »
Au niveau musical c’est tout de même très sympa, c’est un album thématique, de studio, très travaillé, qui penche côté hiphop, avec une part de rap importante et également de jazz, bien sûr. Le mélange se fait bien et ça groove du début à la fin, Maddox connaît son affaire, il nous embarque avec aisance dans son flow, sans nous perdre, ni ennuyer…