Quelqu'un qui met sur la pochette de son premier disque solo des photos du merveilleux "Black Narcissus" de Powell/Presburger - photos visiblement prises à même l'écran cathodique par un Mc Comb que l'on imagine facilement en pleine extase - ne peut que nous être indispensable. Et pourtant, l'ex-Triffid de génie semble aujourd'hui légèrement désabusé par toutes ces années d'incompréhension, et il jette un voile pudique sur son âme autrefois superbement étalée : cela rend cette musique d'autant plus touchante qu'elle a aujourd'hui une fragilité, une retenue qui lui ajoute un mystère inédit. [Critique écrite en 1994]