On sent Booba revanchard dans ce cinquième album solo, certainement en raison des critiques reçues par le précédent. Dès les premiers singles, on peut entendre une voix plus assurée. L’Auto-Tune est forcément mieux gérée sur des morceaux comme Ma couleur ou Killer. Cependant, ce n’est clairement pas un de mes préférés de sa discographie. C’est un peu son prime en terme de « rap mongole ». Les rimes sont très faciles, souvent appuyées par des onomatopées très parodiques. J’ai l’impression qu’il a gardé toutes ses punchlines pour Jour de paye. Au niveau de la production, je trouve que pas mal de tracks ont mal vieilli, je pense à Jimmy deux fois, Abracadra ou encore 45 Scientific. La deuxième moitié de l’album est bien trop oubliable pour moi et T-Pain s’est évidemment bien moqué de lui. Il y a des chansons qui ressemblent pas mal à ce qu’il a fait avant en moins bien ou à ce qu’il fera après en mieux. Ca sonne pourtant parfois comme un dernier disque dans la nostalgie et certaines sonorités. C’est un bon album de Booba, mais vraiment imparfait et trop long. 14,5/20
Punchline préférée: Tu veux t’asseoir sur le trône, faudra t’asseoir sur mes genoux.
Top 3: Jour de paye, Comme une étoile, Lunatic.